Me Ruberwa : «le calendrier électoral de 2011 déjà hypothéqué»

0
26

Sous le thème du « leadership congolais après 50 années d’indépendance », le discours prononcé hier au siège social par le président national du RCD à l’occasion de la commémoration du 12ème anniversaire de sa création s’est focalisé sur quatre points.

 Des délégués des quatre fédérations de la capitale et certains invités représentant des partis amis ont appris de la bouche de Me Azarias RUBERWA qu’au lieu d’assumer un bilan négatif de ces 50 années depuis l’indépendance, le peuple devrait au contraire s’engager sur d’autres voies censées garantir la transformation des sociétés et le bien-être des populations. Et pour se faire bien comprendre, il a cité la partie la plus importante à ses yeux du discours prononcé par Joseph KABILA le 30 juin dans lequel il soutenait que pour les 50 années à venir, il nous faut une révolution morale.

 Comment définir le leadership pour les prochaines 50 années à venir ?
Pour changer le visage de l’Afrique et de la RDC, il nous faut des leaders visionnaires, pleins d’amour, intègres et honnêtes, assoiffés de justice, capables de sanctionner, des modèles pour les autres. Ils doivent être au-dessus de intérêts partisans de leurs clans, de leurs tribus, de leurs provinces d’origine et de ne pas se gêner d’apprendre constamment des autres. Ils sont démocrates, communiquent et vivent les valeurs démocratiques comme la tolérance, l’alternative, la transparence. Ils doivent prêcher par l’exemple et pratiquer la bonne gouvernance.
 Dans les négociations internationales, leur attitude doit mûre avec le reste du monde  qu’il s’agisse des questions concernant les prix des minerais, l’environnement, l’énergie et plus tard de l’eau. Leur attitude ne doit plus être attentiste, demanderesse, dépendante en tout surtout pour les besoins humanitaires.
 Des pays tels le Rwanda, l’Ile Maurice, la Tunisie, le Bostwana sont placés au top de l’indice Mo IBRAHIM 2008 au moment où la RDC qui était en 1960 au niveau de l’Afrique du Sud, du Canada et de la Corée du Sud est cité parmi les pays les plus pauvres de la planète.

Les élections de 2011 hypothéquées     

 Selon Me RUBERWA, si l’on n’y prend pas garde, le calendrier électoral est déjà hypothéqué. Et pour cause ? Le président national du RCD est convaincu qu’il existe plusieurs problèmes politiques non encore résolus. Notamment la caducité des actuelles cartes d’électeurs, la non libération des 40 % de rétrocession due aux provinces actuelles, l’absence de prise en charge de l’enseignement primaire, le non éclatement de l’actuelle Cour Suprême de Justice, l’absence du recensement général, la non application de la décentralisation, le retard dans les opérations de la révision du fichier électoral, etc. En plus du budget qui avoisinerait la somme colossale de 700 millions des dollars Us. Comment dénouer ces pièges ? Me RUBERWA propose au Chef de l’Etat d’ouvrir des couloirs de discussions, d’échanges et de concertations avec les forces politiques du pays, toutes tendances confondues.
 Me RUBERWA ne s’est pas gêné d’adresser une note satisfaisante au gouvernement pour les divers domaines où il a obtenu des résultats flatteurs. Notamment, l’amélioration des rapports avec les pays voisins de l’Est, l’atteinte du point d’achèvement du programme PPTE, les avancées dans les programmes du retour des réfugiés et surtout le démantèlement des bastions des rebelles des FDLR.
 Tout en faisant l’éloge de son parti, Me RUBERWA a lancé un appel pathétique à ceux de ses camarades aujourd’hui tentés par le diable de la dissidence. «Nous sentons le devoir de lancer l’appel du berger et malgré la présence de 99 brebis dans l’enclos, nous sommes prêt à aller chercher celle qui n’est pas là,» a-t-il déclaré.

F.M.

LEAVE A REPLY

*