Mbikayi, Ruberwa, Z’Ahidi, Bitakwira et Mushi B. lancent un front pro-Dialogue

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Azarias Ruberwa, président du RCD ce 2/08/2011 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Azarias  Ruberwa, président du RCD ce 2/08/2011 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo
Azarias Ruberwa, président du RCD ce 2/08/2011 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Alors que la Dynamique et le G7 persistent dans leur refus de participer au Dialogue, une frange de l’Opposition de créer un front pro-Dialogue. Steve Mbikayi, Mushi Bonane et Justin Bitakwira, qui  ont déjà exprimé leur adhésion au Dialogue, viennent de coaliser avec deux anciens vice- présidents de la République, sous le schéma 1+4,  à savoir Azarias Ruberwa et Arthur Z’Ahidi Ngoma.

Au cours d’un point de presse qu’ils ont animé à l’hôtel Le Royal, dans la commune de la Gombe, les cinq acteurs précités ont, dans une déclaration commune, lancé un vibrant appel à leurs pairs de l’opposition qui hésitent encore, à rejoindre le train du Dialogue. Chacun d’eux a pris la parole pour expliquer le bien-fondé de ce forum dans le contexte politique actuel de la République Démocratique du Congo, menacée par une grave crise.
Azarias Ruberwa a trouvé incohérent que d’une part les Nations-Unies, au niveau le plus élevé, comprennent le besoin du Dialogue entre Congolais alors qu’ils ont des troupes pouvant assurer la sécurité de la RDC, et que d’autre part, des leaders politiques de l’opposition et de la société civile n’en comprennent pas la portée.
L’ancien vice-président de la République en charge de la défense et  de la sécurité ne doute pas un seul instant que le Dialogue va permettre aux participants de réfléchir à un calendrier électoral consensuel en vue de la tenue, dans les délais constitutionnels, des élections présidentielle et législatives nationales.
Pour sa part, Arthur Z’Ahidi Ngoma a fait remarquer que le Dialogue ne devrait pas être un   réquisitoire mais plutôt un cadre d’échanges entre Congolais pour trouver des nouvelles raisons de vivre ensemble.
Mushi Bonane estime quant à lui qu’un politique responsable ne doit pas prêter des intentions aux autres. « Nous devons nous parler de manière citoyenne afin que nous puissions lever l’option d’établir un calendrier électoral dans les délais constitutionnels »,  a souligné le leader de l’Opposition Patriotique et Républicaine.
Prenant la parole à son tour, Steve Mbikayi pense qu’il faut dialoguer pour avoir des élections apaisées en 2016, différentes de celles de 2006 et 2011. Le porte-parole de l’Opposition Nationaliste demande à ses pairs de l’opposition de ne pas avoir peur des propos tenus dans le camp adverse surtout que l’opposition dispose à son sein des intelligences et des cerveaux pour les débats d’idées.
            En ce qui concerne Justin Bitakwira, il a prévenu que « le Dialogue doit se tenir avant le chaos et non après les morts ». C’était sa manière à lui de recommander aux leaders politiques congolais la voie du règlement pacifique de la crise politique actuelle, avant que le pire ne se produise, comme c’était le cas pour le Dialogue intercongolais.                                                                                                      ERIC WEMBA