Mavungu insiste sur la vérité des urnes

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mavungu-300x269Prenant la parole pour ouvrir la série d’interventions prévue dans ce meeting, le secrétaire général de l’UDPS, Bruno Mavungu est revenu sur le contentieux  électoral de novembre 2011. Mavungu a réaffirmé la position de son parti qui considère, son président, Etienne Tshisekedi comme le vainqueur du présidentiel de 2011. Il a, une fois de plus, réclamé la vérité des urnes.

            A cet effet, il a déclaré que l’accord- cadre d’Addis- Abeba  conclu pour résoudre la crise de légitimité en RDC, a été violé par le pouvoir en place, qui a préféré organiser pour des raisons inavouées les concertions nationales, qui ont été selon lui un gâchis.

C’est pour mettre  un terme à ces manœuvres du pouvoir, a-t-il poursuivi  que l’UDPS et les autres forces de l’opposition se sont retrouvés  en consultation avec l’Envoyé spécial du Secrétaire  général des Nations Unies en RDC Kölber pour baliser  un vrai dialogue conformément à la résolution 2098 des Nations Unies et l’Accord cadre, en vue de préparer des élections crédibles en 2016 en dissipant tous les malentendus sur  le contentieux électoral de 2011.

Mavungu  a fait savoir  la position de son parti qui a récusé devant le représentant de Ban Kimoon  avec les autres forces politiques de l’opposition la présence de l’Abbé Malumalu  à la tête de la CENI pour la bonne raison que  l’église dont il est membre, ne lui avait pas donné le quitus pour  conduire cette institution d’appui à  la démocratie.

«Sa présence à la tête de la CENI s’explique par la volonté du pouvoir d’opérer un passage en force pour se maintenir contre la volonté du peuple congolais qui aspire tant au changement » a-t-il martelé avant de rejeter en bloc l’idée d’organiser le referendum constitutionnel imaginé par la majorité à travers le secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab.

Pour Bruno Mavungu, si la constitution a été initiée par les belligérants comme le clament les faucons  de la majorité, le seul belligérant qui reste au pouvoir, c’est l’actuel chef de l’Etat, alors que  les autres, Bemba, Yerodia, Ruberwa et ZaïdiNgoma  ont déjà quitté la scène.

 

Ewanga attaque le bilan de Kabila

 

Le secrétaire général de l’UNC a quant à lui  dressé le bilan sombre de la gestion du pays par le pouvoir en place, qui n’a pas pu honorer ses promesses tenues  pendant la campagne électorale.

S’exprimant dans un lingala du terrain dit de « Makanza », il a dénoncé la détérioration de la situation sociale aggravée d’après lui par des mesures impopulaires prise par le gouvernement, consistant à chasser les vendeurs dans les grandes artères de la ville  et l’interdiction des taxis motos communément appelés les wewas sans rien proposer pour résoudre le problème du chômage devenu criant dans le pays suite à l’échec de 5 chantiers.

Pour ce proche de Kamerhe, la solution à la situation de la misère qui frappe le peuple congolais reste l’alternance au pouvoir.

 

MwenzeKongolo qualifie les incidents de Camp Tshatshi de mascarade

 

Pour sa part, MwenzeKongolo, une de figure du régime de l’AFDL,  appelé la population à vaincre la peur pour obtenir le départ de l’actuel régime. Pour bien se faire comprendre du public, il a livré son message en français et en swahili.

L’ancien ministre de la Justice a soutenu que le dernier incident de Camp Tshatshi était une mascarade pour intimider la population

 

Vuemba a  annoncé une tournée de l’opposition dans les provinces

de la RDC

Jean Claude Vuemba  a, dans sa langue maternelle, à savoir le kikongo, rappelé que sa province d’origine avait massivement voté Tshisekedi à 85% et reste attachée au changement qui passe par le changement de l’actuel régime.

Il a annoncé une autre campagne  dans les provinces pour mobiliser la population de toute la république contre le passage en force des tenants du pouvoir en place

 

Bussa rappelle au pouvoir ses obligation vis-à-vis du peuple

Jean-Lucien Bussa du CE.DE.R, intervenant en lingala,  a tiré sur les caciques de la majorité qui passent de longues heures à réfléchir sur les moyens de conserver le pouvoir  en révisant les articles verrouillés de la Constitution au lieu d’organiser des réunions pour résoudre les problèmes du chômage qui frappent plus de 96% des Congolais

 

ERIC WEMBA   

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