Matungulu et CNB pour  une gouvernance politique et économique de progrès

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Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir, initiateur du parti Congo Na Biso (CNB), est rentré hier jeudi 24 août à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), après une longue tournée euro-américaine qui l’a conduit successivement aux Etats-Unis, en
Suisse, en France et en Angleterre.

Parti de Kinshasa à la mi-mai pour les Etats-Unis – où il devait assister, avec son épouse, aux cérémonies de remise de diplômes à ses deux filles finalistes des Universités de Boston et Chicago – le professeur Freddy Matungulu a vite remis son costume d’acteur politique pour échanger et encourager les animateurs des structures de CNB dans les pays visités. Il a aussi pris d’utiles contacts avec certains partenaires extérieurs privés et publics, bilatéraux et multilatéraux.

A Londres (Angleterre), l’initiateur de CNB a eu des fructueux échanges avec les dirigeants et les militants de la Fédération de
Grande-Bretagne. « Les échanges avec les compatriotes qui vivent en
Grande-Bretagne, affirme Freddy Matungulu, ont tourné autour de la
marche du parti, mais aussi de la situation politique qui prévaut
actuellement dans notre pays». «Un tour d’horizon complet des
activités et des ambitions du parti, ainsi que des propositions de
voies de sortie de la crise, a été fait avec l’initiateur de notre
parti, le professeur Freddy Matungulu », a affirmé un cadre du
CNB/Londres.

Obtenir l’alternance en 2017
En ce qui concerne la crise politique qui prévaut en RDC, les
militants de CNB/Grande-Bretagne ont exhorté leur leader à mettre son
intelligence et toutes ses forces au service du peuple congolais, afin
d’obtenir l’alternance politique d’ici à la fin de cette année. Pour
eux, cette alternance politique devrait avoir comme finalité
l’instauration d’une gouvernance politique et économique de progrès,
au service de la Nation.
Actualité oblige, les échanges avec les partenaires extérieurs ont
aussi tourné autour de la grave crise politique et économique née de
la non organisation de l’élection présidentielle en novembre 2016,
pour la fin du second et dernier mandat de Joseph Kabila à la tête de
la RDC. Ces interlocuteurs ont voulu savoir le point de vue de Freddy
Matungulu, de son parti, le CNB, et des autres forces de l’Opposition
quant à la manière de mettre fin à ladite crise.

Une crise socio-économique mal vécue
«Je ne peux mettre sur la place publique le contenu de mes entretiens
avec les partenaires», explique le leader de CNB. Et d’ajouter : «J’en
parlerai aux cadres de mon parti et aux amis de l’Opposition qui
mènent le même combat que moi ». Selon son entourage, Freddy Matungulu
vit très mal la présente descente aux enfers de l’économie nationale.
D’autant plus que les perspectives d’amélioration demeurent limitées
au regard de l’aggravation des faiblesses de gouvernance et de
l’inacceptable caporalisation effrénée de l’économie. Matungulu serait
particulièrement affecté par les conséquences désastreuses de la crise
sur les couches les plus vulnérables de la population.
Aussitôt rentré au pays, l’ancien ministre de l’Economie, des
Finances et du Budget se rendra bientôt dans un centre d’enrôlement
pour obtenir sa carte d’électeur. Par ce geste, il montre à la face du
monde que son parti et lui-même entendent participer aux prochaines
joutes électorales à tous les niveaux. A ce sujet, Freddy Matungulu
rappelle au gouvernement Tshibala son obligation de faire tenir
l’élection présidentielle avant la fin 2017, conformément aux
prescrits de l’Accord de la Saint-Sylvestre.