Massacres de Beni : le RCD/K-ML met Mbusa hors cause

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bukavuRéconforté par le rapport de la commission de l’information de l’Assemblée nationale sur les massacres de BENI, lequel lave son leader de tout soupçon,  le RCD/K-ML vient de rompre le silence. 

            Sur base de ce document qui incrimine des rebelles qui parlent des langues étrangères à la RDC,  Koloso Sumaili, Secrétaire général de ce parti  considère les accusations  du gouverneur du Nord –Kivu, Julien paluku, impliquant Antipas Mbusa Nyamwisi dans les derniers massacres de  Beni comme une diversion pour occulter la vérité.

            Au cours d’un point de presse animé hier lundi 24 novembre 2014 à Bibi- Play, dans la commune de Kasa-Vubu,  en présence de Vital Kamerhe et de plusieurs acteurs de l’opposition politique , le Secrétaire général du parti cher à Antipas Mbusa a souligné que le RCD/K-ML, parti de l’opposition, légalement établi et siégeant à l’Assemblée nationale, n’a plus rien avoir avec la lutte armée depuis la réunification du pays dont il est le pionnier.

            Il a fait savoir que son parti qui contribue, dans le respect des dispositions légales, à la consolidation de la démocratie et de la cohésion nationale, ne peut être comptable des actes que posent ses anciens membres du temps de la rébellion et dénonce les imputations dommageables  de Julien Paluku contre le président de son parti.

            A son avis, citer comme preuve de l’implication de son leader dans les massacres de Beni, un certain Andy Patanjila, ancien cadre du RCD/K-ML, ayant rejoint le CNDP en 2009 et le M23 en 2012, relève de la mauvaise foi de la part d’une autorité censée promouvoir la cohésion nationale et l’harmonie de son entité en cette période difficile.

            Que dire des anciens membres de la Majorité qui s’étaient retrouvés au M23 ? S’est –il interrogé, avant d’attirer l’attention du Président de la République, en sa qualité de commandant  suprême des forces armées, sur le caractère discriminatoire et démobilisateur des propos du gouverneur Julien Paluku à l’endroit d’anciens membres du RCD/K-ML, qui servent loyalement sous le drapeau et dont certains continuent à verser leur sang sur les lignes de front.

            Koloso estime que le contexte actuel des opérations requiert de la part des responsables politiques un discours fédérateur, susceptible de contribuer à la pacification rapide de cet espace de la République.

            Le Secrétaire général du RCD/K-ML a dénoncé le caractère sélectif d’un rapport d’experts des  Nations –Unies, datant de 2012, sur fond de règlement des comptes contre la personne d’Antipas Mbussa, alors que dans le même rapport, quelques officiers et généraux sont cités.

Ce rapport, contesté par le gouverneur en son temps, ne devient crédible que quand il s’agit de Mbusa, s’est –il étonné, avant de marteler que son chef ne sera plus jamais rebelle, parce qu’il s’était déjà inscrit dans la logique de la conquête du pouvoir par des voies démocratiques.

            Deux fois candidat président de la République, une fois élu député national et aujourd’hui avec Kamerhe et Nzanga Mobutu ainsi que d’autres leaders politiques, ils forment la Coalition pour le Vrai dialogue. Ce regroupement, avec l’UDPS et alliés, constitue la plate-forme des Forces Politiques et sociales pour l’Unité d’actions.

            Tout en exprimant sa compassion à la population meurtrie de Beni, le RCD/K-ML réitère la demande faite par son président national , Antipas Mbusa, exigeant non seulement une enquête indépendante mais plusieurs enquêtes, même internationales , pour identifier de manière objective les auteurs, établir les responsabilités et sanctionner les coupables.

            Au vu de toutes ces tueries, le RCD/K-ML en appelle à la cohésion nationale et à la solidarité internationale pour la population de Beni et ses environs, et ce en poursuivant et en condamnant par toutes voies de droit, les auteurs de ces massacres qualifiés de « crime contre l’humanité »

Enfin, le RCD/K-ML et son président national se réservent le droit d’initier une action judicaire contre Julien Paluku pour toutes ces imputations dommageables.

ERIC WEMBA

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