Masina sous la botte des Kuluna et des bandits

0
88

 

Délinquance juvénile, toxicomanie, petite et grande criminalité, tels sont les ingrédients qui, aujourd’hui, mis ensemble dans les coins mal famés de la commune de Masina, ont produit deux types des malfaiteurs à la base de la grande menace sur le plan de l’insécurité. Si sur la face A de l’insécurité, on a affaire avec les marginaux de la pire espèce, les fameux « kuluna », réputés pour l’usage des armes blanches et dont l’évocation du nom, procure des sueurs froides ; sur la face B, on est confronté au problème récurrent des voleurs à main armée qui recourent volontiers aux armes de guerre et dont le passage dans certaines maisons habitées, laissent des familles entières dans la désolation.
A l’époque, cette commune érigée en fiefs de redoutables malfaiteurs, avait enregistré la présence massive de la pègre dont certains membres ont à plusieurs reprises, saccagé et incendié les quelques postes de police qui avaient enfermé certains d’entre eux appréhendés pour des actes de banditisme.
Que des plaintes n’a-t-on pas enregistré dans les alentours du Marché de la liberté, à Masina Petro-Congo, Masina Sans fils, Masina quartier 3 et autres ! Ce n’est pas tout. La plupart des extorsions des biens aux paisibles citoyens dans les nuits noires de cette mairie, sont perpétrées par des Kuluna et autres faux patrouilleurs dépourvus des bulletins de service, et reconnaissables les uns par la tenue civile, les autres par tenue militaire avec des armes.
Les quelques rencontres entre les patrouilleurs de la police du district de Tshangu et ces inciviques, ont été émaillées par des accrochages sans dégâts matériels importants. Néanmoins, les bandits ont dévoilé là la dangerosité de la pègre et sa détermination à poursuivre des attaques sur la paisible population.
Aujourd’hui, on laisse entendre que la pépinière de cette pègre est située au « camp 15 » devenu un no man’s land où aucun agent de l’ordre ne pourrait s’aventurer seul au risque de se voir agressé par ces malfrats.
L’autre secteur qui suscite des inquiétudes certaines des habitants de Masina, comprend les alentours de l’Hôpital Roi Baudouin et de l’Hôpital Marie Biamba Mutombo , tapissés d’herbes où se cachent des braqueurs.
Il y a surtout la bande des voleurs de câbles de la Snel qui favorise l’insécurité avec le vol d’équipements de cette entreprise de production, de transport et de distribution du courant électrique. Dès que les câbles sont emportés, des pans entiers de certains quartiers sont plongés dans l’obscurité.
Dernièrement, un voleur de câbles a été électrocuté, alors qu’il tenait encore entre ses mains, un couteau, ainsi qu’une pince.
A la faveur de l’obscurité, les bandes des malfaiteurs sortent de leurs tanières et vont se poster dans des coins de rue, le long de la voie ferrée, aux abords des rivières et dans des herbes hautes, qui séparent certains quartiers. Les noctambules subissent alors la loi de ces mécréants. Brutalité et extorsions se succèdent. Aussi la population excédée par ces actes de banditisme, ne cesse de s’interroger sur les actions de la police qu’on ne ressent plus sur le terrain. En effet, les habitants de Masina continuent de déplorer l’insécurité grandissante entretenue aussi bien par les kuluna, les bandits que les voleurs des câbles. Ils réclament des opérations ciblées de ratissage dans les repaires des malfaiteurs, qui selon certains observateurs, devraient être appuyées par des patrouilles pédestres et motorisées.
C’est la seule recette policière capable de mettre un terme aux velléités criminelles de la pègre de Masina.
 
 J.R.T.

LEAVE A REPLY

*