Martin Köbler satisfait de son face à face avec la jeunesse de Kinshasa

0
70

Special Representative of the Secretary-Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies au Congo et chef de la Monusco, Martin Köbler, s’est entretenu avec la jeunesse de Kinshasa, hier le mardi 31 mars 2015 dans les locaux de cet organisme situés dans la concession Utexafrica sur l’avenue colonel Mondjiba dans la commune de Ngaliema.

A cette occasion, les jeunes venus de différentes structures et organisations de la capitale ont discuté avec le chef de la Monusco des élections, de la situation sécuritaire du pays, de l’exploitation illicite des minerais dans l’Est, de l’emploi des jeunes en RDC, de l’éducation, etc.

S’agissant de la problématique de l’emploi des jeunes qui se compte parmi les préoccupations majeures de cette catégorie de la population congolaise, des voix se sont levées pour questionner l’orateur du jour sur la politique de la Monusco en termes d’opportunités d’emploi et de formation professionnelle. Martin Köbler a expliqué à ses interlocuteurs que la Monusco ne dispose pas de financement qui puisse lui permettre de mettre en place ce genre de programmes. En lieu et place de la création d’un Fonds des Nations Unies pour la jeunesse tel  que suggéré par son assemblée, Martin Kobler a estimé qu’il serait préférable et plus facile d’encourager les organes des Nations Unies déjà existants à disposer des programme de la jeunesse, d’autant plus qu’ils bénéficient d’un financement.  En se référant au mandat de la Monusco, celle de protéger, stabiliser et consolider la paix dans l’Est de la RDC, Martin Köbler a expliqué que la Monusco travaille beaucoup plus dans la recherche de la création des bases solides, et un environnement propice à l’emploi. Il s’agit notamment d’un Etat de droit, la non corruption, la paix, l’égalité des chances, etc.

Dans ce même ordre d’idées, les jeunes présents dans la salle ont interrogé leur orateur sur la possibilité de l’élargissement du mandat de la Monusco, eu égard aux différents problèmes auxquels fait face le pays. Le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Congo a brièvement répondu à cette question en indiquant que cette solution n’est pas envisageable puisque la Communauté Internationale estime qu’il est compliqué de s’attaquer aux causes profondes (pauvreté, exploitation illégale des minerais, etc.).

Martin Köbler a renseigné que la Monusco n’a pas mandat de s’ingérer dans les affaires internes du pays. Qu’à cela ne tienne, il a rappelé l’impartialité de celle-ci, sur toutes les questions qui vont à l’encontre de certains principes. Les élections, a-t-il martelé, doivent être libres, justes, assurer l’accès aux médias de toutes les parties prenantes, etc. En ce qui concerne l’accompagnement de la Monusco dans la réforme du système de sécurité du pays, Martin Kobler a indiqué que la Monusco a soumis de bonnes idées au gouvernement sur la formation de quelques bataillons en remplacement de quelques brigades d’intervention. Malheureusement, ce dernier ne veut pas impliquer la Monusco dans cette démarche. Mais il a fait savoir que la Monusco ne peut pas partir du pays s’il n’y a pas de réforme sur le plan sécuritaire.

Martin Köbler s’est réjouie de la tenue de ces échanges tout en indiquant que depuis deux ans, il n’a jamais eu une aussi riche et vive discussion avec la jeunesse congolaise sur les problèmes qui affectent son bien-être et son épanouissement.

Myriam Iragi Maroy