En marge de la lettre des sénateurs américains à Trump : l’UDPS soutient l’idée de nouvelles sanctions contre Kinshasa

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La lettre adressée dernièrement par des sénateurs américains au président Donald Trump et lui recommandant la prise de nouvelles sanctions contre les autorités de Kinshasa, jugées coupables du blocage du processus électoral et des violations continues des droits
humains, est chaleureusement saluée par la direction politique del’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social). Dans une déclaration signée par son Secrétaire général intérimaire, ce parti politique encourage l’administration américaine à se pencher
sérieusement sur la crise politique, sécuritaire et humanitaire congolaise, dont il impute la responsabilité au Chef de l’Etat présentement en fonctions.

Selon le parti de feu Etienne Tshisekedi, il n’y a pas d’autre alternative pour faire avancer le train des élections que la mise à l’écart de Joseph Kabila de la gestion d’une courte transition destinée à impulser l’alternance démocratique au sommet de l’Etat. A l’image du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au Changement, la méga plate-forme de l’opposition dont elle fait partie, l’UDPS est d’avis que l’Autorité morale de la Majorité Présidentielle constitue le principal problème dans les questions politiques,
sécuritaires et humanitaires qui se posent en République Démocratique du Congo. Ci-dessous, l’intégralité de la déclaration de cette formation politique :

DECLARATION POLITIQUE DE L’UDPS

Au cours de leur réuniion ordinaire de ce jeudi 05 octobre 2017, les membres de la présidence du parti ont examiné avec grand intérêt la lettre de sept sénateurs américains, datée du 03 octobre 2017, par laquelle ils demandent au Président Donald Trump d’imposer des sanctions à Monsieur Joseph Kabila pour son refus de respecter la
procédure constituitionnelle de l’alternance au pouvoir.

Il s’agit des sénateurs ci-après :

Cory Booker, Ben Cardin (Maryland), Dick Durbain (Illinois), Chris
Coons (Delaware), Sherrod Brown (Ohio), Elisabeth Warren et Edward
Markey (Massachussets).
Après débats et délibérations, les membres de la présidence du parti
se sont réjouis de l’initiative très louable des illustres sénateurs
et ont exprimé leur gratitude pour cette assistance au peuple
congolais en danger, du fait de la détermination de Monsieur Kabila à
se maintenir coûte que coûte au pouvoir par la force des armes.

A cet effet, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, « UDPS »
en sigle :
1. Fait sienne la demande des sanctions des sénateurs américains
susnommés, qui du reste, fait échos à celle formulée en son temps par
l’UDPS ;
2. Se félicite du fait que Monsieur Kabila a été nommé sans détours
comme problème intégral de la crise aigüe multiforme que connaît la
RDC ;
3. Exhorte le Président Donald Trump qui dirige un pays respectueux
des valeurs de liberté, de démocratie et de justice, à soutenir le
peuple congolais, surtout dans sa détermination actuelle à obtenir
l’alternance démocratique au plus tard à la fin de cette année 2017 ;
4.      Souligne que Monsieur Kabila constitue un obstacle à la mise en
application de l’Accord du 31 décembre 2016, et de ce fait, invite les
pays respectueux de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits de
l’Homme à ne plus reconnaître Monsieur Kabila comme Président de la
République Démocratique du Congo au-delà du 31 décembre 2017 ;
5. Rappelle que Monsieur Kabila est responsable des crises politique,
sécuritaire et humanitaire aggravées dans la région des Grands Lacs et
que son entêtement met en danger la sécurité régionale voire
internationale.

Fait à Kinshasa, le 06 octobre 2017
Dr Eteni Longondo
Secrétaire Général a.i.