Marché Gambela : les vendeurs appelés à la grève

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Le Syndicat National des Vendeurs du Congo a annoncé, hier mercredi 01 mars 2017, un mouvement de grève au marché Gambela, dans la commune de Kasa-Vubu, lequel devrait s’étendre sur trois jours. C’est pour protester contre des taxes, que leurs affiliés estiment illégales, leur imposées par l’administration dudit marché.

Son président, Guylain Lokofo, justifie cette décision par non seulement l’opposition aux taxes illégales mais aussi la violation des textes portant organisation et fonctionnement des marchés urbains. A l’en croire, l’administrateur du marché Gambela aurait établi un
règlement d’ordre intérieur prévoyant notamment l’expulsion des vendeurs du marché, contrairement aux textes qui régissent le secteur.

«Elle a tenu une réunion demandant à toutes les boutiques qui sont aux alentours du marché de payer désormais 30 dollars sans raison valable. Elle a aussi procédé à la nomination de certains agents de l’Etat au niveau du marché alors qu’elle n’en n’a pas qualité »,
s’indigne le président du Syndicat National des Vendeurs du Congo. Guylain Lokofo dit poursuivre des démarches au niveau des autorités urbaines pour trouver une solution à ce problème qui indisposerait de nombreux vendeurs du marché Gambela.
Mais alors qu’on s’attendait à une adhésion massive des vendeurs et
vendeuses à ce mot d’ordre de grève, c’est le contraire qui a été
constaté. Les activités commerciales se déroulent normalement au
marché Gambela, comme si de rien n’était. Manifestement, la décision
du président du Syndicat National des Vendeurs du Congo est ignorée
par sa « base ».
Réagissant à chaud, le président provincial du Collectif des Vendeurs
et Commerçants du Congo pour la ville de Kinshasa estime que le
mouvement décrété par Guylain Lokofo vise des intérêts  égoïstes.
« Ce sont des syndicalistes comme nous. Nous ne voulons pas engager
un bras de fer avec le Syndicat National de Vendeurs du Congo. Mais,
ce que les camarades ont fait n’est pas juste. S’ils veulent prendre
une décision de ce genre, qu’ils associent tout le monde. Et s’ils se
trouvent dans l’erreur, on doit les ramener à la raison.  Le mot
d’ordre de grève n’a pas été respecté parce que nous avons expliqué
aux vendeurs que ce n’était pas dans leur intérêt mais plutôt dans
l’intérêt égoïste du Syndicat National des Vendeurs du Congo », a-t-il
souligné avec force.
Muriel Kadima