Marche en mémoire de F. Chebeya et F. Bazana : l’Hôtel de Ville dit niet

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Dans une correspondance adressée en date du 05 juin 2012 à « Mr Marie André Muila Kayembe, secrétaire général de l’asbl Toges Noires », le gouverneur de la Ville de Kinshasa, André Kimbuta, interdit : «  l’organisation, en date du 26 juin 2012, de la marche commémorative du crime d’Etat perpétré sur la personne de M. Floribert Chebeya  et M. Fidèle Bazana ». En effet, en réponse à une lettre de cette ong, l’informant de l’organisation de cette activité, sur le parcours allant de la Gare Centrale à la Primature, via Boulevard du 30 juin, la Haute Cour Militaire, les ministères des Affaires étrangères et de la Justice, André Kimbuta répond en faisant remarquer de prime abord, qu’outre l’itinéraire envisagé se trouve dans la zone qualifiée de stratégique, les impératifs sécuritaires du moment ne favorisent nullement la tenue de pareille manifestation. 
En conséquence, il est au regret de ne pouvoir accéder à la requête formulée par Toges Noires. Il termine sa correspondance en informant le commissaire provincial de la Police Nationale congolaise ainsi que le bourgmestre de la commune concernée qui le lisent en copie, de veiller à l’exécution de sa décision. Au niveau des ong des droits de l’homme et de Toges Noires en particulier, la décision du gouverneur de la Ville est qualifiée de violation de la Constitution qui ne l’autorise pas à interdire, mais à encadrer une marche, après en avoir été informé.
 
Marche pacifique du 26 juin 2012 maintenue par les organisateurs 
  
Par conséquent, Toges Noires et les autres défenseurs de droits humains ont confirmé le maintien de cette marche, d’autant plus qu’elle est motivée par la lutte contre l’impunité et le respect des droits de l’homme dont la vie humain que les forces de l’ordre ont tendance à banaliser. En outre, Maitre Marie André Muila Kayembe et les défenseurs de droits humains précisent que les manifestants pacifiques qui prendront part à  cette marche exprimeront, dans leurs slogans, chants, calicots et autres supports, les préoccupations de deux ordres : celles relatives au dossier Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, d’une part et d’autre part, celles relatives aux causes pour lesquelles ces deux infortunés se sont battus jusqu’au sacrifice suprême.
Les préoccupations des défenseurs de droits humains concernent non seulement la fixation de  leur cause à  la Haute Cour Militaire, mais aussi l’inculpation des auteurs matériels et intellectuels encore en liberté ; la demande d’extradition des auteurs matériels retenus par la Cour militaire, exfiltrés et mis à l’abri au Rwanda, la levée des mesures d’interdiction du film « Floribert Chebeya : crime d’Etat ?» du réalisateur belge Thierry Michel et l’élévation de Chebeya au rang de Héros national et la consécration de la ‘Journée du 26 juin’  comme journée des défenseurs des droits de l’Homme.
 
SAKAZ

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