Marche de l’AMP interdite à Mbandaka

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L’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) n’a pu faire marcher ses cadres et militants le week-end dernier à Mbandaka. Le Maire de cette ville a réservé une fin de non-recevoir à la lettre d’information lui adressée à cet effet par les responsables locaux de cette plate-forme politique. L’autorité urbaine du chef-lieu de la province de l’Equateur a invoqué des raisons de sécurité, sans autre détail.

            Pourtant, il s’agissait d’une manifestation des sympathisants de la coalition présentement au pouvoir et destinée à soutenir le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, ainsi que les institutions de la République. En principe, il n’y avait rien à craindre d’une marche réputée pacifique.

Alors qu’on n’avait pas fini de s’interroger sur le mobile réel de l’interdiction de l’activité de l’AMP, celle-ci jetait davantage le trouble dans les esprits en décrétant une opération « ville-morte » à travers toute l’étendue de la ville de Mbandaka. Et cette ville était effectivement paralysée le week-end.

            Les observateurs en sont encore à chercher à décrypter le sens à donner à la fois de la marche interdite et à l’opération « ville-morte » à Mbandaka, deux faits plus que surprenants quand ils ont pour auteurs et acteurs des membres de la famille politique du Chef de l’Etat. Certains vont jusqu’à se demander si la décision du Maire de Mbandaka ainsi que la réaction épidermique des responsables de l’AMP ne cacheraient pas une situation sécuritaire préoccupante.

            Les jours et heures à venir vont sans doute apporter des réponses à la communauté nationale, déjà secouée par l’incursion des Enyele dans cette ville en avril dernier et toujours dans l’attente des éclaircissements au sujet des assaillants ayant dernièrement attaqué le Camp Ebeya à Kikwit et causé mort d’homme parmi les compatriotes en uniforme. 

Kimp.

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