Marché de change : la vague de la surchauffe est passée

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A l’issue de cinq heures de travaux de la 2ème réunion ordinaire du Comité de politique monétaire élargi, qu’il a présidée lundi dernier, le gouverneur de la Banque centrale en a donné la quintessence aux journalistes.
Faisant le point de la conjoncture économique, Jean-Claude Masangu a évoqué sur le plan international, le problème de la dette grecque qui continue à peser sur l’activité économique dans l’ensemble de la zone Euro, d’une part et d’autre part, par le rapport de la Banque mondiale qui prévoit des perspectives à la baisse des prix mondiaux en raison du fléchissement de la demande due au ralentissement de l’économie mondiale, du repli attendu du prix du pétrole brut et des prévisions très favorables des disponibilités alimentaires au cours de cette année.

En l’interne, c’est une relative accalmie observée sur les principaux marchés qui prédomine. Sur le marché des biens et services, le président du Comité de politique monétaire note que le rythme hebdomadaire de formation des prix s’est stabilisé sur un plateau de 0,02 et 0,03 %. Et en glissement annuel, le taux d’inflation s’est établi à 16,59 % contre une inflation de 17,16 %, une semaine plus tôt.
Le gouverneur Jean-Claude Masangu a fait observer que le cumul à fin février se chiffre à 4,36 % contre un objectif annuel de 9,9 %.
C’est dans cette perspective qu’il entrevoit d’atteindre un objectif cible du taux d’inflation à un chiffre.

Sur le marché de change, au 24 février, la stabilité se poursuit. Et ce, en dépit de la tendance à la surchauffe liée à la spéculation observée au cours du week-end du 17 février sur le segment parallèle. En effet, à la fin de la semaine passée, le président du Comité de politique monétaire a fait remarquer que le cours indicatif s’est déprécié de 0,53 % par rapport à une semaine plus tôt. C’est au cours de cette période que le dollar s’est échangé sur le marché interbancaire à 920,45 FC et sur le marché parallèle à 933,67 FC. Ce qui représente des dépréciations respectives de l’ordre de 1,05 % et de 2,15 % par rapport à fin 2011.  

Le gouverneur de la Banque centrale explique cette situation par deux faits majeurs, notamment l’exécution de certaines dépenses publiques en devises et l’intervention de la BCC au mois de janvier dernier, ont contribué à maintenir la stabilité sur ce marché.
Sur le marché monétaire, la séance des opérations d’adjudication des BTR du 22 février dernier, s’est traduite, a-t-il fait remarquer, par une injection de 2,4 milliards de FC portant ainsi l’encours à 162,6 milliards de FC contre 115 milliards de FC à fin décembre. Cela constitue une ponction nette de 47,65 milliards de FC depuis fin décembre 2011.
S’agissant des taux d’intérêt, Jean-Claude Masangu  s’est réjoui de constater que la marge de positivité du taux directeur s’est améliorée, suite au recul de l’inflation en glissement annuel, se fixant à 3,4 points contre 2,8 points, une semaine plus tôt. Quant au taux moyen pondéré réel des BTR, il est devenu négatif avec – O,8 point, suite au recul de son niveau nominal.

Au titre des mesures prises, notons que les objectifs de la politique monétaire demeurés tous en deçà de leurs cibles mensuelles, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel, à savoir le coefficient de la réserve obligatoire à 7 % et le taux directeur à 20 %.
Devant la volatilité des cours de certaines matières premières, la Banque centrale du Congo, prévient le gouverneur Jean-Claude Masangu, va observer le comportement du secteur minier, en vue de décider sur l’orientation des instruments de la politique de change.

J.R.T.

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