Marcel Mayoyo, journaliste à Radio Okapi se distingue !

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Décidément, l’engouement observé chez les citoyens congolais pour le Prix Mark Twain traduit bien l’état d’esprit de marquer l’histoire que l’intérêt pécuniaire. Désormais, le concours littéraire initié par l’Ambassade des Etats-Unis en RD Congo, ouvre la voie à la découverte des talents latents. Tel est le cas de M. Marcel Mayoyo Fwamba, journaliste culturel à Radio Okapi, qui vient de gagner le Prix littéraire Mark Twain du mois de mai 2010 avec sa nouvelle intitulée « Une journée de malheur ».

            En effet, lors de la proclamation, mercredi 21 juillet 2010 dans la salle de bibliothèque de l’Université protestante du Congo, l’heureux lauréat avait une double casquette: Celle du reporter de l’événement et du lauréat parmi cinq autres candidats présélectionnés. A savoir : Bridget Gere dans « Chapitre », Godefroid Mwanabwato dans « Oncle Verhaengen et le Bao », Fleurie Makaya dans « Se décider : un défi », Ali Richard dans « Chaos » et Onsik Nkoto dans « Hybernation des esprits ». Le Président du Jury, Prof. André Lukusa Menda et Steven, le responsable des services culturels des E.U ont dû intervenir pour apaiser  ses émotions. Dans le tas, son confrère du journal Le Phare a dû se substituer à lui en portant son enregistreur pour ne pas rater le reportage spécial sur les ondes de la Radio Okapi.

« SVP, je manque des mots. Je suis vraiment ému après avoir manqué de près le prix face à l’heureux lauréat Dominique Mpundu, il y a deux mois avec la nouvelle « Cœur brisé ». Cette seconde tentative s’est avérée concluante et je remercie mon Eternel pour m’avoir donné la patience», a articulé Marcel Mayoyo.

            Pour les membres du jury, son texte tombe à pic avec le triste événement survenu à Sange, au Sud-Kivu. Marcel Mayoyo qui a écrit plusieurs mois avant sa nouvelle passe pour un prophète. Non pas un prophète de malheur mais un véritable visionnaire, lance l’américain Steven. Car, le texte met en exergue deux sœurs, Mande et Laurette qui sont allés chercher de l’eau avec leurs bidons. Voulant traverser la voie ferrée, elles ont failli être renversées par le train transportant du gasoil. Celui-ci dans ses manœuvres pour éviter l’accident, c’est le pire qui arrive. La remorque contenant le gasoil se renverse. Tout le village accourt et se sert en désordre. Dans ce tohu-bohu, un « mikiliste », un africain refoulé d’Europe traverse la forêt en train de réfléchir sur son avenir, cigarette à la main. Sans le vouloir, il lâche son mégot à même le sol imbibé de l’essence. Et, c’est l’explosion qui emporté d’innombrables vies humaines…

            Une belle imagination au crédit de bon nombre de jeunes écrivains dont les textes aussi forts dorment dans les placards par manque d’une politique culturelle promotionnelle. Pour le prof. Lukusa : « Nous sommes au 11ème mois du concours littéraire Mark Twain. Des citoyens congolais et amis de lettres qui se sont donnés pour le remporter, sont des véritables passionnés de lettres. Ils veulent marquer l’histoire de leurs empreintes. Tous les textes des heureux et malheureux lauréats seront publiés incessamment après le dernier tirage de juin.»  

            En attendant, l’heureux lauréat de mai, Marcel Mayoyo savoure son succès avec humilité. Lui dont la passion est tournée exclusivement vers l’écriture. Un héritage familial parce que son père, André Fwamba Ki’Ependa Nkumu, est aussi journaliste et secrétaire général de l’Aneco (Association Nationale des Editeurs du Congo). Marcel Mayoyo a évolué dans plusieurs canards, à savoir : l’Opinion, la Réunification, le Groupe Le Potentiel avant de se retrouver à la Radio des Nations Unies en RDC, Radio Okapi.

            Né un certain 7 juin 1978, Marcel Mayoyo Fwamba est reporter des émissions culturelles telles que Métissage, Totale énergie et la Matinale… Une rubrique qui lui permet d’être au contact du monde culturel dont plus récemment le Festival panafricain  d’Alger.

Eddy Kabeya

 

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