Marcel Bavuidi en voie de perdre l’un des immeubles du patrimoine familial

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Marcel BAVUIDI Salakiaku est inconsolable et n’oubliera pas de sitôt sa naïveté. Né en Belgique et ayant fait ses études comme boursiers congolais à l’Université de Louvain, il n’est revenu au pays de ses ancêtres qu’il y a sept ans pour diriger l’une de deux entreprises familiales lui léguées par ses géniteurs aujourd’hui décédés. Une agence en douane ayant des représentations en Europe et en Asie, essentiellement dans le domaine des matériaux de construction et de quincaillerie. L’autre entreprise où ses parents étaient associés placée sous la direction d’un de ses oncles maternel.

          Il confia alors la direction commerciale à l’un de de ses amis d’enfance, celle de Boma et de Matadi à son cousin paternel. Président Directeur Général, il voyageait beaucoup pour négocier et conclure des marchés en Europe et en Asie, principalement en Espagne, en Allemagne Fédérale, en Russie, en Turquie, au Maroc, en Indonésie, au Vietnam, en Corée du Sud et en Chine Populaire.

          Il était loin de s’imaginer que ses oncles maternels et son ami d’enfance allaient lui jouer un tour. Sa bonne foi que les autres ont considérée comme de la pure naïveté lui coûte cher aujourd’hui et est à la base du conflit grave en famille jusqu’aux villages d’origine de ses parents. En effet, alors qu’il séjournait en Chine pour ses affaires, son oncle maternel qui avait le droit d’engager la société auprès des banques a sollicité et obtenu un crédit de l’ordre de 500.000 dollars Us en hypothéquant l’immeuble situé à Boma où sont logés les sièges de plus de dix entreprises commerciales privées de la place et l’agence d’une des plus grandes banques du pays.

          Le délai de remboursement était de l’ordre de cinq ans, à condition que tous les frais de loyer versés par les dix entreprises commerciales privées passent par la banque lui ayant accordé le dit crédit. Dépassé ce délai, la créancière allait recourir à la vente par voie parée de l’immeuble hypothéqué. Tel que convenu lors de la signature de ce crédit hypothécaire. L’oncle en question s’était gardé de tenir informé son neveu et à l’échéance, le Greffier du Tribunal de Grande Instance de Boma s’est présenté il y a quatre jours accompagnés des éléments de la Police Nationale pour procéder à la vente par voie parée de l’immeuble en question. C’est par téléphone que Marcel BAVUIDI Salakiaku a été informé par l’un des agents en douane appelés «déclarants debout» et Dieu merci, la vente a été reportée parce que l’acheteur ne disposait pas de visa de séjour ordinaire. Cet acheteur n’étant autre que l’un de ses fournisseurs des matériaux de construction de nationalité chinoise ne pipant pas un mot de français.

          Arrivé le lendemain à Boma, il avait formé opposition à cette vente par voie parée par les soins de ses avocats en déposant l’original du certificat d’enregistrement de cet immeuble au verso duquel il n’y avait aucune mention d’hypothèque tel que la loi le prescrit. Alerté, son oncle a eu le temps de disparaitre dans la nature, mais le contentieux judiciaire demeure. Car, d’une part, l’oncle avait trompé la bonne foi de la banque en présentant une copie certifiée conforme par le conservateur des Titres Immobiliers ainsi que le Notaire de la Ville. De plus, il était bien connu à la banque comme étant l’un des gérants de cette entreprise de vente des matériaux de construction et de quincaillerie dès lors que c’était lui qui était chargé d’effectuer certaines opérations bancaires pour le compte de la société.

          De bouche à oreille, cette nouvelle a fait le tour de tous les villages d’origine des parents et l’on s’attend à un procès qui va mettre face-à-face les membres de deux familles. Car, il faudra trouver un compromis avec la banque pour un échéancier raisonnable afin de rembourser ce crédit. Des têtes vont certainement tomber tant au niveau de la banque qu’à celui des services publics de l’Etat ayant joué un quelconque rôle dans cette affaire triste. A suivre.

F.M.        

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