Manix, la terreur de Masina, enfin appréhendé par la police

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police judiciareLa terreur de la commune de Masina, Manix, de son vrai nom Lula Kinyanga, un monstre au visage humain qui a fait trembler pendant son exil à Kikwit, cette ville, et qui était longtemps recherché à la fois, par les unités spécialisées de deux Commissariats provinciaux de la police, de Kinshasa et de Kikwit, est finalement tombée, il y a deux semaines, dans les mailles des filets du Groupe de lutte contre la criminalité et stupéfiants à Kinshasa.
 
L’exploit de neutraliser ce grand malfaiteur, comme il faudrait le souligner, a été salué par les Kinois et les Kikwitois épris de paix et de justice. Il le fallait bien, pour être sûr que son arrestation allait restaurer la sécurité dans les communes de Masina,et de Nsele.
            Ce «trophée», qui constitue non seulement une grande prise, il représente d’autre part, des journées entières de traque, ainsi que des nuits d’insomnies pour les limiers dont on dit qu’ils redoutaient des accrochages entre eux et la bande à Manix. Dieu merci ! Aucun mort n’a été déploré. Pour la police, ce hors la loi est un patenté repris de justice. Il a toujours fait l’objet de poursuites judiciaires pour association des malfaiteurs.
            Son histoire criminelle, renseignent les fichiers du Groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants, remonte à l’année 2013. A cette époque, a indiqué un officier de la police, le monstre mis aux arrêts pour des actes de banditisme, a été transféré le 27 février 2013 à l’Auditorat militaire de garnison de la Gombe. Au terme de trois ans de détention à la Prison miliaire de Ndolo, Manix et ses comparses recouvraient leur liberté le 15 mars 2016.
Ils mettront leur remise à profit, pour reconstituer d’autres bandes avec des éléments interchangeables et se doter des armes de guerre et des munitions. Enfin prêt, ce groupe va signer son retour sur scène en opérant un hold up spectaculaire dans une station d’essence.
            Ainsi dans la nuit du 27 au 28 décembre 2016, la station SV Transcogen sise boulevard Lumumba n°11.576, quartier Mikonga, commune de la Nsele, est attaquée. Venus à bord de deux véhicules, les brigands ont neutralisé le seul policier en poste, le brigadier Mungenga Ngamazita de l’unité de protection et d’intervention chargée de sécuriser les Hautes personnalités  de la Brigade de garde. Montant du butin ? Près de 9 millions de francs congolais, ainsi que l’arme Fa du policier, n° 6878.
            A partir des versions contradictoires débitées par le policier et deux surveillants de la société Transcogen, les enquêteurs ont décelé quelques liens avec des malfaiteurs. Car, personne n’avait réagi pour sauver le patrimoine de l’entreprise et dissuader les bandits à ne pas opérer, car la station d’essence était sous haute surveillance. Depuis décembre, le policier et les surveillants subissent une série d’interrogatoires pouvant aider les limiers de GLCS à détecter quelque piste.
            Au mois de janvier 2017, Kinshasa n’inspirait plus confiance. Manix et onze de ses lieutenants se sentaient traqués partout. Pour échapper aux recherches de policiers, ils signent leur exil à Kikwit.  Ici, leur présence est signalée dans l’attaque de la Mission catholique Ngondi, à la cité de Masamuna, dans la province du Kwilu. Le mardi 17 janvier 2017, il est 18 heures. La nuit est tombée sur cette mission catholique. Les surveillants neutralisés, le coffre-fort trouvé sur le lieu, est détruit. Il était vide. La police provinciale de Kwilu ouvre une enquête. Huit membres de la bande à Manix, sont arrêtés par des éléments de l’Auditorat militaire de garnison de Kikwit.
            Avec autant d’antécédents judiciaires, l’on croit savoir que les investigations menées depuis une semaine par le GLCS, vont certainement déboucher sur la reconstitution du palmarès des actes criminels perpétrés par Manix et ses acolytes tant à Kinshasa, qu’à Kikwit.
Affaire à suivre !
                                                                                                                J.R.T.