Mamadou Ndala : la Monusco disposée à coopérer à l’enquête

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 13574_10201586513085726_1060709397_n« A ma connaissance, nous ne sommes pas associés à l’enquête sur l’assassinat du colonel Mamadou Ndala. C’est le gouvernement qui s’en occupe. Mais nous rassurons que si la requête nous est faite, la Monusco va appuyer… » Telle est la réponse du général Abdallah Wafi, l’adjoint du représentant spécial des Nations-Unies en RDC, à la question de la presse de savoir si la structure onusienne participe aux enquêtes diligentées pour déterminer les circonstances de la mort du Héros de Goma, le colonel Ndala. Hier, mercredi 8 janvier 2014, au cours du point de presse hebdomadaire de la Monusco, face à une pluie des questions sur la mort de l’officier congolais, l’agent onusien s’est refusé à toute « anticipation », jurant plutôt « suivre de très près » ces investigations.

 En effet, une semaine après l’horrible assassinat du colonel Mamadou Ndala, la Monusco a relevé que la situation sécuritaire au Nord-Kivu est marquée par les différentes manifestations qui ont suivi la mort de l’officier. «…le véhicule à bord duquel se trouvait le colonel Ndala a été touché par une roquette causant la mort du colonel et de deux soldats FARDC. Cinq autres soldats ont été blessés dans cet incident, puis évacués à Beni par les FARDC » a rapporté, à son tour, le lieutenant-colonel Félix Prosper Basse, porte-parole militaire de la Monusco.

Puis d’ajouter que sitôt informée, la Force de la Monusco a déployé une unité de réaction rapide du bataillon  népalais à partir de Boikene et une autre à partir du poste opérationnel de Mavivi, qui ont été déployées sur le site de l’incident, dans le but de renforcer les troupes congolaises et contribuer à l’extinction du feu sur le véhicule.

A la question de savoir quel groupe armé contrôle le territoire où l’embuscade a eu lieu, le lieutenant Basse a laissé entendre que seule l’enquête déterminera avec précision le nom de cette entité armée. « Nous rappelons à la population congolaise l’impérieuse nécessité d’être calme et de laisser les investigations aller jusqu’à terme. Cette affaire a besoin de beaucoup de sérénité et nous devons faire confiance aux investigateurs… ».

            D’ores et déjà, la Monusco a condamné avec la dernière énergie cet acte et a souligné que cela n’entamera en rien sa détermination à accompagner les forces loyalistes dans leur mission régalienne de restaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

            Pour sa part, le général Wafi a témoigné que Ndala était un officier apprécié par la population, les FARDC et la Monusco  pour sa bravoure, témérité et courage. La meilleure façon de lui rendre hommage, conclut-il, c’est de continuer son œuvre en engageant des troupes armées sans relâche pour démasquer les forces négatives.

            Dans un autre registre, la Monusco a révélé que l’ADF/NALU est actuellement le groupe le mieux organisé, le plus combattif et le plus dangereux. « Ils ont tué ou kidnappé la population, tendu des embuscades aux patrouilles, etc. La situation des ADF mérite une planification afin d’aboutir à un déluge de feu… »

 

Tshieke Bukasa 

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