Malumalu : «les élections ne sont pas un événement»

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Après plusieurs mois de silence, l’abbé-président de la Commission Electorale Indépendante( CEI), Apollinaire Malumalu, s’est exprimé publiquement hier jeudi 27 mai 2010, pour éclairer l’opinion sur les grandes interrogations liées à l’organisation des futures joutes électorales, particulièrement les élections locales, municipales et urbaines. 

En effet, au cours d’une matinée politique d’information organisée dans la salle de conférences de la paroisse Notre-Dame de Fatima à Gombe par la Ligue des Femmes Congolaises pour les Elections (LIFCE), le président Malumalu a clairement indiqué son obligation de livrer les informations en sa possession dans le but d’aider les formations politiques à faire un état de lieux électoral. Y ont aussi pris part, le sénateur Jacques Ndjoli, le directeur de cabinet du Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Esambo, etc. 

Les locales se tiendront-elles ou pas ? A cette question, le prélat a interdit aux détracteurs d’affirmer que la CEI n’a rien planifié car il se pose plutôt un problème de moyens. « Nous préférons prendre les choses quand elles existent. Nous nous déciderons au moment où les moyens se présenteront… » a-t-il tranché.

 

  L’élection étant un appui à la démocratie, Apollinaire Malumalu s’est appesanti à expliquer la phase actuelle de préparation, le nouveau cycle électoral, ainsi que les contours du Programme d’appui au cycle électoral (projet PACE).
 A cet effet, il a indiqué que le cycle fonctionne de manière optimale, autant qu’il fallait que certains préalables soient réunis légalement, avant la planification des stratégies précédant les phases préélectorale et électorale. Par ailleurs, l’abbé-président a rappelé que selon l’article 73 de la loi électorale, la convocation du scrutin aura lieu 90 jours avant la fin du mandat du Président de la République. « les élections ne sont pas un événement, mais un cycle normal dans la vie d’un pays » a indiqué le président de la CEI.
 En ce qui concerne la révision du fichier électoral, il a confirmé le début de l’opération, depuis le 19 mai 2010, dans le Bas Congo, avant sa poursuite au Maniema, Katanga, Kasaï Occidental, dans la période située entre le 23 juin et 20 septembre 2010. La prochaine aire opérationnelle dépendra de l’acquisition de nouveaux kits d’enregistrement, prévue du 31 juillet au 28 octobre 2010 et concerne le Bandundu, l’Equateur, le Kasaï Oriental, le Nord Kivu, la Province Orientale, le Sud Kivu et l’opération complémentaire dans la ville de Kinshasa. « La CEI publiera le calendrier électoral après le lancement de la troisième aire opérationnelle. Il est donc important que le reste du cadre légal soit finalisé durant la session parlementaire en cours et que les engagements financiers soient régulièrement tenus » a conclu le président de la Commission.
 Pour sa part, la sénatrice Eve Bazaïba, présidente de la LIFCE, a informé les femmes que consécutivement à la réunion du 14 avril organisée sous la facilitation de la CEI, avec les partenaires internationaux de la RDC, les séquences des scrutins électoraux commenceront par les organisations des élections présidentielles, législatives et provinciales suivies par les élections urbaines, municipales et locales. En clair, pour elle, les femmes doivent tirées les conséquences du  processus de 2006 qui est enterré. Entre-temps, elle demande aux femmes de ne pas avoir peur et de ne pas craindre de se présenter aux élections de députation. Son organisation ayant pour mission d’accroître la participation politique de la femme, la journée d’hier était essentiellement réservée à l’information. D’autres séances seront organisées dans les jours à venir afin de donner des réponses aux questions que les femmes se posent en rapport avec la marche électorale. Quant à son collègue, le sénateur Jacques Ndjoli, il a recommandé un consensus entre les forces politiques pour combattre la culture politique monolithique. « Le texte sur la CENI a pris du retard parce qu’il y a manque de consensus entre acteurs politiques » a-t-il clamé, avant de souligner que l’élection est un moment de renouvellement de pouvoir et non de sa conservation. 

Tanya Takufa (stagiaire Ifasic)

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