Malaise à l’ARMP : des agents dénoncent 5 mois de non paiement des salaires

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Fatigués d’attendre un salaire qui n’arrive toujours pas depuis 5 mois (de mars à juillet 2012), des agents et cadres de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) ont résolu de se tourner vers le Premier ministre, Augustin Matata, afin de dénoncer cette situation. « Nous constatons le non payement de nos salaires des mars, avril, mai, juin et juillet 2012, soit 5 mois, sans qu’aucun motif ne nous ait été communiqué par la Tutelle, responsable de ce blocage, selon les informations reçues de la Banque Centrale du Congo (BCC)» ont-ils écrit, le 13 août dernier, tout en réservant des copies aux animateurs des institutions de la République dont le Chef de l’Etat.
A en croire les agents de ce service public à caractère administratif dont la mission est d’assurer la régulation du système de passation des marchés publics et de conventions des délégations de service public. En dépit du non versement injustifié des salaires depuis mars 2012, ils continuent leurs prestations à la grande satisfaction des opérateurs publics et privés de la commande publique. «Ce blocage ternit quelque peu l’image de notre pays, étant donné que la mise en place de ces structures de passation des marchés publics fut l’une des conditionnalités majeures de l’allégement de la dette de la RDC d’environ neuf milliard de dollars américains par les institutions financières internationales » ont-ils écrit. 
Au nombre total de 175 les employés de l’ARMP font observer qu’ils sont condamnés à la disette, à la faim, au dénuement et à la mendicité sous prétexte que la paie est conditionnée à l’issue du rapport final d’un audit diligenté du 18 juin au 18 juillet 2012 par le Premier ministre. « Nous avons la nette impression que nous subissons une punition d’une faute que nous n’avons pas commise et que même s’il y avait lieu de nous infliger une sanction collective comme c’est le cas actuellement, celle-ci ne peut-être prononcée avant la détermination de la faute. Or, force est de constater que la punition est infligée avant le constat de la faute ; d’où l’intérêt de savoir quelle est cette faute commise ont-ils questionné. 
Conscients qu’une bonne régulation des marchés publics constitue un véritable thermomètre de l’efficacité des pouvoirs publics vis-à-vis de leurs administrés, ces agents de l’ARMP ont tenu à rappeler au chef de l’Exécutif que cet objectif aura du mal à être atteint si le cadre professionnel de l’institution chargée de réguler 60% des dépenses publiques, n’est pas régulièrement rémunéré et bien traité. D’où leur double demande : d’ordonner la paie desdits mois de travail et de doter l’institution des moyens financiers afin de lui permettre de répondre aux exigences de travail et des travailleurs.
 
Tshieke Bukasa

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