Maker Mwangu a épinglé les sources de la dérive et la solution envisagée

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IMG_0463Le secteur de l’Enseignement Supérieur, Universitaire et de la Recherche Scientifique (ESURS) est malade et mérite que son ministre s’y penche pour une thérapeutique de choc. Hier mercredi, 03 décembre 2014, au Sénat, le ministre, Maker Mwangu Famba s’est appliqué à répondre à cette préoccupation. En effet, ce constat a été fait par les Honorables Sénateurs, à l’occasion des interventions provoquées par la « question orale » du sénateur Kisimba Kimba, au ministre de l’ESURS lors de la séance de lundi 01 décembre 2014. Parmi les préoccupations des sénateurs, stigmatisant la dérive du secteur de l’ESURS, le sénateur Bya’Ene a dénoncé le phénomène dit « branchement » consistant à être branché pour l’obtenir par faveur – et non par mérite – certains avantages. Par ailleurs, Jacques Djoli a posé la question d’un plan pour financer ce secteur et le sénateur Ndolela s’est interrogé sur la manière de
sauver notre système éducatif supérieur qui, apparemment, va de mal en pis et navigue sans boussole. En outre, Golama et Otshomampita ont respectivement voulu connaître les statistiques des établissements publics et privés qui ne cessent d’enfler d’une année à l’autre et les précisions sur la mise en œuvre de la Loi-Cadre d’ici le 11 février 2015, contrairement à la Loi-Cadre de 1986 de l’Enseignement national qui n’a jamais connu des mesures d’application. Enfin, Adambu et Ruhigwa se sont inquiétés de l’état du secteur de la Recherches dans notre pays.
Dans sa réponse aux sénateurs, Maker Mwangu Famba a remercié les élus du peuple pour la promotion du secteur éducatif supérieur, tout en regroupant en trois thèmes ses réponses aux préoccupations des ses hôtes, à savoir les questions d’ordre général, la gestion académique et la recherche, enfin, la gestion administrative, financière et infrastructures. Mais, de prime abord, le ministre a brossé l’historique de l’Enseignement national qui a vu sa part du budget national, qui était de 30% à l’accession du pays à l’Indépendance en 1960, tomber à cause du Programme d’Ajustement Structurel (PAS), obligeant les parents, en majorité sans revenu décent, à contribuer au payement des salaires, des frais de fonctionnement, aux constructions des infrastructures, etc.  Le ministre a montré que les difficultés accumulées depuis des années ont progressivement conduit aux dérapages actuels dont le phénomène « Branchement »
déploré sur les campus universitaires.

ESURS appelé à forger le développement intégré et durable de la RDC

De 200.000 étudiants en 2001-2002, le nombre d’étudiants à l’Esurs est passé à 512.322 étudiants en 2011-2012, soit une croissance annuelle moyenne de 16%.  Ces chiffres, le ministre les a rapprochés de la couverture académique de notre pays qui comptait 801 étudiants en 2011-2012 pour 100.000 habitants contre 415 en 2001-2002, soit une augmentation de 85% en l’espace de cinq ans. En outre, il a indiqué que selon une enquête, seuls 25% des instituts et universités ont été jugés viables et seulement 16% des filières sont viables. Le ministre a conclu en disant que le sous-financement du secteur de l’éducation et l’absence de planification sectorielle ont été pour beaucoup dans la baisse du niveau de l’Enseignement dans notre pays. C’est ainsi qu’en 2012, il y a eu la mise en place d’un Plan Stratégique 2012-2016 fondé sur une nouvelle politique ayant pour nécessité de faire jouer à  l’Education supérieure un
rôle capital dans le développement économique et social, intégré et durable du pays. Enfin, concernant la Loi-Cadre de l’Enseignement national, il a rassuré les sénateurs que les mesures d’applications sont déjà transmises au gouvernement.
SAKAZ

1 COMMENT

  1. je voulais apporter ma contribution au pres du minister de l’ensignement et precisement au camarade mr Maker Mwangu d’introduire les 4 langues nationales à notre enseignement que partout notre peuple ira sur l’etendus national se sent chez avec l’integration linguistique.

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