Maison Schengen : Kinshasa et l’UE en pourparlers

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Après environ 45 jours de brouille entre la République Démocratique du Congo et l’Union Européenne autour de la fermeture de la Maison Schengen à Kinshasa, avec toutes les conséquences que cela a entraînées, les deux parties tentent revenir aux bons sentiments. Des pourparlers sont actuellement en cours entre Kinshasa et Bruxelles en vue de remettre les choses au point pour le bénéfice de toutes les parties.

En effet, la décision de Kinshasa de procéder à la fermeture de la
Maison Schengen à travers la correspondance portant la signature du
vice-ministre aux Affaires étrangères, est à la base de la situation
dont on déplore les conséquences à ce jour.
Dans cette correspondance adressée à l’ambassade de Belgique en RDC,
le gouvernement congolais, par le biais de son vice-ministre aux
Affaires étrangères, avait décidé la fermeture de la Maison Schengen à
Kinshasa. C’était en réaction à la décision que le gouvernement belge
venait de prendre à l’endroit de la République Démocratique du Congo
de retirer au gouvernement la gestion du fonds (plus de 25 millions
d’euros) alloué à son agence de coopération pour des interventions
humanitaires auprès de la population congolaise dans les domaines de
la santé, l’éducation, l’agriculture, etc.
Cette mesure avait suscité des réactions aussi bien chez les leaders
politiques de l’Opposition que des organisations de la société civile.
Le plus grand reproche qu’on faisait à l’Exécutif congolais était de
confondre le rôle de la Maison Schengen qui est une représentation des
pays membres de l’UE et, non du Royaume de Belgique avec lequel
Kinshasa était en désaccord.
Le retour aux bons sentiments ne peut qu’être salué par toutes les
parties, particulièrement le commun des mortels congolais qui a le
plus payé les frais de la fermeture.
Pour rappel, ce sont des Congolais sans moyens qui ne pouvaient pas
se livrer à des grandes manœuvres pour aller obtenir le visa ailleurs.
En plus, d’autres compatriotes dont la survie était étroitement liée
à l’existence de ladite maison – le cas des employés et autres
cambistes – étaient pénalisés par la rupture de la coopération. Idem
pour les Congolais de la diaspora qui étaient également bloqués dans
leurs mouvements sur leur mère patrie.

Bart Ouvry se veut optimiste

Interrogé par la radio «Topcongo», l’ambassadeur et chef de mission
de l’Union européenne en RDC Bart Ouvry, a confirmé l’existence des
pourparlers qui se déroulent actuellement entre Kinshasa et l’UE pour
la réouverture de la Maison Schengen fermée dans la deuxième moitié du
mois de janvier de l’année en cours.
«Nous devons trouver une solution. Des pourparlers sont en cours.
J’ai bon espoir qu’on pourra, dans les délais les plus rapprochés
possibles, recommencer à délivrer les visas Schengen », a-t-il
déclaré, avant de rappeler que la Maison Schengen relève d’une
politique commune de l’Union européenne et elle n’existe pas
uniquement au Congo.
On rappelle que la Belgique avait réagi en condamnant dans des termes
fermes les massacres des chrétiens catholiques par les forces de
l’ordre et de défense congolaises lors de la marche pacifique du 31
décembre 2017, pour réclamer l’application de l’Accord de la saint
Sylvestre. Avant de décider de retirer le gouvernement congolais de la
gestion des fonds alloués à son agence de développement. Chose que la
RDC n’a pas digéré. Voilà ce qui est à la base des nuages ayant
assombri les relations entre Kinshasa et Bruxelles.
Dom