Mabunda sur les traces de Muzito !

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Dans la foulée des ministres invités à l’Assemblée nationale mercredi, celle du Portefeuille a fait l’objet d’acerbes critiques allant de sa gestion de la chose publique en tant que membre du gouvernement à sa vie privée.

Dans un débat fort houleux, les interpellateurs sont allés jusqu’à exiger la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire pour s’assurer de l’identité réelle du bénéficiaire des réformes opérées actuellement dans les entreprises du portefeuille sous sa gestion.

La leçon Elaeïs !

Les téléspectateurs qui suivaient de bout en bout le déroulement télévisé des débats, s’interrogent sur le sens que nos élus donnent à la question orale. Ici, d’aucuns estiment que cet exercice parlementaire devrait servir aux députés appelés à s’informer à la source sur la gestion des biens publics plutôt que de prendre un joli prétexte pour toucher à la vie privée d’autrui. Certains ont pris l’exemple du complexe Elaeïs, avenue Colonel Lukusa attribué au Premier ministre Muzito, acquisition qui a valu un cinglant démenti de son gérant Didier Kabongo, mettant quiconque au défi de prouver que l’établissement était comptabilisé comme l’un des biens du Premier ministre. Des députés ont accusé Jeannine Mabunda de s’activer à construire des immeubles aux quatre coins de la capitale. «C’est faux», rétorque l’un de ses proches au lendemain du show du Palais eu peuple. Mais l’histoire rappelle que Mabunda Lieko a fait la ronde de prestigieuses banques du pays avant d’atterrir au ministère du Portefeuille. On l’a connue – il y a quelques années – comme cadre à la Banque Centrale du Congo où elle s’occupait de la Coopération internationale puis à la très sérieuse CitiBank avant de se signaler au Fonds de Promotion de l’industrie.

L’opinion aimerait bien qu’à l’avenir, le débat porte sur le fond de la gestion de la res publica plutôt que dans la vie strictement privée des citoyens.                          

D-I.K

 

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