M23 : probable réorganisation, mais non réelle, selon la Monusco

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Plusieurs préoccupations soutenant une réorganisation du Mouvement du 23 mars( M23) depuis son exil ougandais ont été portées aux animateurs de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RD Congo (Monusco), hier mercredi 9 juillet 2014, au cours du point de presse hebdomaire de cette strcuture onusienne à Kinshasa. A ce sujet, le général Santos Cruz a précisé que dans l’esprit de ce rapport que beaucoup évoquent, il s’agit d’une possibilité, d’une probable réorganisation de cet ancien mouvement rebelle, et non d’une réalité. « En tant que groupe armé, le M23 n’existe plus car il avait signé la fin de son existence à Nairobi. Il faut faire une différence entre l’esprit du rapport et la réalité… », a souligné le commandant des Forces des Nations-Unies en RDC.

            Appuyé par son collègue Torres, numéro 1 de la Monusco au Nord-Kivu, ce dernier a indiqué que 3 cas inquiètent le plus lorsque la guerre prend fin. D’abord, l’idée du groupe défait de se réorganiser ; ou de voir les membres de la défunte organisation constituer un autre groupe ; ou encore, enfin, de voir ses membres commettre des crimes en occupant certaines régions (le cas de Rutshuru).

            Concernant la situation sécuritaire au Nord-Kivu, la Monusco a renseigné qu’elle a été principalement marquée par le lancement des opérations des troupes gouvernementales, soutenues par les Casques bleus de la Brigade d’Intervention de la Force de la MONUSCO, contre les miliciens Mai-MaiCheka-Nduma Défense du Congo (NDC), dans les localités situées à l’Est du territoire de Walikale.

            En effet, a précisé le lieutenant-colonel Basse, porte-parole militaire de la Monusco, l’armée congolaise, soutenue par la Force de la MONUSCO, a lancé depuis le 2 juillet 2014, des opérations contre les positions du groupe armé Mai-MaiCheka-NDC, situées sur l’axe Walikale-Kibua, Kashebere-Kibua, respectivement dans les groupements d’Ihana et de Luberiki, ainsi que sur l’axe Kashebere-Walikale. Le but de ces opérations est de consolider les positions des FARDC dans ce secteur, et de restaurer l’autorité de l’Etat Congolais sur l’axe stratégique Walikale-Kashebere, contrôlé depuis longtemps par les éléments du groupe armé Mayi-MayiCheka-NDC. « Les troupes congolaises et onusiennes n’ont rencontré à ce jour aucune résistance significative sur le terrain», a indiqué le casque bleu.

            Depuis le 3 juillet 2014, déclare-t-il, l’armée gouvernementale a engagé sur l’axe Kashebere une offensive contre les miliciens de Cheka-NDC à Kibua et repoussé ces derniers vers Limangi (10 kilomètres au Nord-ouest de Kibua). D’autres combats ont eu lieu sur l’axe Mpofi, à Bunyampuli. Plusieurs bastions de ce groupe armé sont passés sous le contrôle des FARDC, avec le soutien efficace de la Force de la MONUSCO, notamment la localité de Kibua (47 kilomètres à l’Est de Mutongo) et de Bunyampuli (Etat-major du groupe Mai-MaiCheka-NDC). «Les troupes congolaises consolident maintenant leurs positions sur l’axe Mpofi-Kashebere, dans la partie orientale du territoire de Walikale, afin d’y interdire tout nouveau déploiement des miliciens Cheka-NDC, dominer le terrain, rassurer et protéger les populations locales », a-t-il conclu.

Au chapitre des redditions, cent trente (130) dépendants d’ex-rebelles des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) ont été accueillis au camp de DDRRR (Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réinsertion et Réintégration) de la MONUSCO à Kanyabayonga. A ce jour, ce camp de DDRRR héberge deux cents trente-sept (237) individus, dont cent trois (103) ex-rebelles des FDLR et cent trente-quatre (134) membres de leurs familles.

TshiekeBukasa

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