Lutter contre la corruption, c’est possible

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 En guise de suivi des résolutions du Forum National sur la Lutte contre La Corruption (FONALC), la Table ronde des experts s’ouvre demain mercredi 19 mai dans l’avant-midi, à l’hôtel Sultani.
 L’annonce a été faite le samedi dernier par le Directeur général de l’OCEP (Observatoire du code d’éthique professionnelle), professeur Saint Augustin Mwendambali.
 Pendant trois jours, soit du 19 au 21 mai 2010, les experts essayeront d’analyser les différentes résolutions du Fonalc dont les travaux s’étaient déroulés du 16 au 19 décembre de l’année dernière au Palais du peuple, en vue de leur matérialisation. Notamment parvenir à mettre en place un organe ou une structure ayant pour mission de rechercher des actes de corruption en vue d’en faire la dénonciation et traduire les auteurs devant les juridictions compétentes.

 Le prof Mwendambali a aussi indiqué qu’il sera également l’occasion pour les experts du Fonalc d’évaluer le niveau d’exécution desdites résolutions.
 Pour rappel, plusieurs résolutions ont été arrêtées et des recommandations faites tant à l’endroit des pouvoirs publics que du monde des affaires.
 Ainsi au président de la République, les participants au Forum avaient recommandé de faire de la corruption un crime de lèse-majesté, une offense à la personne du chef de l’Etat et du peuple congolais ; de non octroyer des mesures de grâce aux personnes condamnées pour faits de corruption ; de se défaire des collaborateurs véreux et corrompus ; rattacher l’Ocep à la présidence de la République à l’instar de l’inspection des finances ; installer des directions de l’Ocep dans toutes les provinces ; créer un fonds de la régénérescence morale (Foremo) ; obliger les bailleurs de fonds à publier et à faire le monitoring de l’aide allouée au développement ; etc.
 Au gouvernement, il a été recommandé de doter les organes de lutte contre la corruption d’un call-centre d’enregistrement de dénonciations ; renforcer la protection physique en plus de celle juridique des experts, des dénonciateurs et témoins ; ouvrir l’information du secret bancaire aux enquêteurs en cas de vérification de l’authenticité de la déclaration des avoirs ou de suspicion de corruption ; créer des commissions provinciales de lutte contre la corruption ; gérer correctement les avancements en grade par la mise en place des systèmes de méritocratie ; doter les services de l’ANR des outils de travail appropriés (phonies, data, Thuraya…) ; requérir la célérité dans l’instruction des dossiers de corruption avec un moratoire de 3 mois ; etc.
 Au Parlement, d’ouvrir l’information du secret bancaire aux enquêteurs en cas de vérification de l’authenticité de la déclaration des avoirs ou de suspicion de corruption ; exercer régulièrement des contrôles ; créer en faveur de la Cour des comptes des ressources propres par le mécanisme de la prime de contentieux forfaitaire.

Dominique Mukenza  

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