Lutte contre les violences sexuelles : « Art for peace », les artistes congolais en croisade à Jobourg

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 Sous la conduite des doyens Me Lema Kusa, Me Mavinga et Me Liyolo Alfred, des artistes peintres et sculpteurs congolais seront, pendant dix jours, au cœur d’une exposition d’art dénommée « Art for peace » à Sandton Square à Johannesburg (Afrique du sud). Cette session qui débute le mardi 29 mars vise la présentation d’une centaine d’œuvres de nos compatriotes en vue d’attirer les regards de la communauté internationale sur les violences sexuelles, un fléau qui ne semble pas vouloir prendre fin dans notre pays. Dans le lot d’acteurs à l’honneur à Jobourg, il y a Roger Botembe, Henri Kalama, Doudou Mbemba, Franck Dikisongele, Papy Malambu, Egide N’Shole, Freddy Tsimba et Maludi. Tous ont accepté, à en croire le manager de Pygma group, promoteur de cette initiative, de reverser le bénéfice de vente de leurs œuvres à l’hôpital de Panzi à Bukavu, où sont soignés des victimes de violences sexuelles. Ce centre hospitalier, rappelons-le, existe depuis 1999 et est aujourd’hui une référence pour les soins dispensés gratuitement aux victimes de violences sexuelles au Sud-Kivu etdans les provinces voisines.

 A l’occasion de l’annonce de la tenue de cet événement, le 16 mars à Binza-Macampagne, Paul Kasseyet de Pygma group a salué l’engagement de ces artistes qui ont accepté de mettre leur créativité au service d’une cause noble. Cependant, a-t-il fait observer, contrairement aux attentes d’un déferlement de violence, de cri et d’indignation dans les œuvres qui seront présentées en Afrique du sud, les artistes congolais ont choisi d’offrir la plus noble expression de l’être comme réponse à l’expression la moins noble de l’homme. En clair, a appuyé Me Lema Kusa, l’école artistique congolaise, au cri de cœur de l’Est, a voulu implorer  le pardon de cet « être tant blessé ». « Nous avons délibérément évité de peindre des tableaux montrant des femmes malheureuses. Chacun de nous a plutôt présenté librement la situation de bonheur souhaitable pour la femme congolaise. C’est la félicité que nous avons choisie de mettre en exergue… » a-t-il conclu.

Tshieke Bukasa
 

 

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