Lutte contre le trafic incontrôlé des ALPC pour préserver la vie humaine

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La semaine mondiale de lutte contre la violence armée à travers le monde entier particulièrement  en RDC, organisée depuis le 11 juin 2012 par la synergie d’ONGS  du réseau d’action internationale sur les armes légères (IANSA) a pris fin le dimanche 17 juin 2012. Ces activités organisées dans six provinces de la République Démocratique du Congo, en l’occurrence Kinshasa, Bandundu, Equateur, Nord et Sud-Kivu ainsi que la Province Orientale visent à pousser les décideurs   congolais à négocier un traité sur le commerce des armes juridiques qui comprendra des mesures fortes pour lutter contre la violence armée et prendre des mesures spécifiques visant à renforcer le programme d’action des Nations unies aux fins de prévenir et éliminer le trafic illicite des armes légères et de petit calibre (ALPC).
Joachim Bongeye, président  de l’ONG Action pour le développement intégral de la femme (ADIFE) a fait la récapitulation  de toutes les activités menées à travers les différentes provinces durant la semaine mondiale d’action contre la violence armée en RDC. Il a affirmé que pendant les 7 jours de la célébration, plusieurs banderoles contenant des messages clés de sensibilisation ont été affichées sur les voies publiques, aux endroits chauds et stratégiques à Kinshasa comme en provinces. Et il y a eu également l’organisation en provinces des marches de protestation contre les conséquences négatives de la violence armée. Il a indiqué qu’au Nord-Kivu, il ya eu une participation massive des étudiants de l’université de Goma à la conférence organisée par les membres de la synergie IANSA sur le problème de la violence armée.  Il a relevé qu’au Sud-Kivu, l’équipe de la synergie IANSA avait organisé un atelier sous le thème « les enjeux de désarmement et les perspectives de contrôle des ALPC au Sud-Kivu ».
 
Ce débat était animé par les membres de la  Commission National de Contrôle (CNC) des ALPC. Il y a eu un échange riche entre participants. La campagne a eu lieu également à Bunia, dans la Province Orientale selon le numéro un d’ADIFE.  Il a ajouté qu’il y a eu les manifestations dans cette province parce que plusieurs atrocités dues au mauvais usage des ALPC et certains groupes armés et milices sont encore présentes.
Pour sa part, Kenneth Elim Ampi, coordonnatrice nationale de l’ONG FMJC, a fait savoir à l’assistance que les activités organisées par la synergie d’ONGS d’IANSA ont connu du succès dans la mesure où, après avoir rencontré les autorités pour échanger sur la ratification de la convention, l’adoption de la loi  portant sur les ALPC en RDC, les officiels particulièrement le numéro un du Sénat, ont promis de réagir. Elle a renchéri que la violence armée à Kinshasa est liée primordialement la prolifération et l’usage abusif des ALPC, fragilise le rétablissement et le maintien d’une paix durable, menace énormément les rares efforts de développement qu’engagent l’Etat congolais et ses partenaires et paralyse le secteur de l’éducation ainsi que les  activités socio-économiques. Elle a en outre indiqué qu’à l’Est du pays plus de 1600 élèves finalistes du cycle primaire n’ont pas pu participer aux épreuves de TENAFEP suite à la violence armée.
 
 
Muriel Kadima et 
(Makobo/Stg Ifasic)

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