Lutte contre le terrorisme en Afrique : Aubin Minaku mobilise contre le «nouveau démon du continent»

0
42

minakuLe président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, a invité ses homologues parlementaires à s’investir dans la lutte contre le terrorisme sur le continent africain, notamment à puiser dans leurs prérogatives pour faire exigence à leurs gouvernements respectifs d’inscrire cette question parmi leurs priorités.

Le premier vice-président de l’APF et Speaker de la Chambre basse du Parlement congolais a fait ce plaidoyer en faveur de la lutte contre le terrorisme lors de la 23ème Assemblée générale de l’APF (Association des Parlementaires Francophones d’Afrique), dont l’ouverture est intervenue le jeudi 28 mai 2015 à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire.

Parlant du terrorisme, l’un des trois thèmes débattus par les participants à cette 23ème Régionale Afrique de l’APF, Aubin Minaku s’est montré particulièrement ferme face à ce phénomène qu’il a qualifié de « nouveau démon du continent ». C’était vant d’exhorter ses collègues parlementaires à mettre toutes leurs énergies en marche afin d’éradiquer le terrorisme en Afrique.

Etablissant le lien entre le terrorisme et l’intolérance religieuse, le 1er vice-président de l’APF a déclaré : « Shebabs, Djihadistes, Boko Haram, Islamistes et autres appellations peu familières s’adjugent la qualité de nouveaux démons du continent ». Pour ce faire, il y a nécessité et urgence à faire barrière à tous ces réseaux de grande criminalité transfrontalière. D’où il en a appelé à la synergie des actions de tous pour y parvenir.

Il a particulièrement insisté sur une coopération étroite entre les gouvernants africains, car il s’agit là d’un danger transnational. Il a, à l’occasion, demandé une minute de silence en mémoire des victimes innocentes des attentats et attaques terroristes, notamment les 148 victimes tombées à l’université Garisa au Kenya.

Les deux autres thèmes développés aux assises de Yamoussoukro ont été la croissance économique et la lutte contre la pauvreté en Afrique francophone.

            Concernant la croissance économique, le chef de la délégation des parlementaires congolais et premier vice-président de l’APF a plaidé pour une action directe.

« Pour ma part, s’agissant de la question de la croissance économique et de lutte contre la pauvreté en Afrique francophone, je voudrais en appeler à la pro activité, voire au génie créateur des parlementaires de différentes sections de notre Région.

            Ils sont législateurs, autorités budgétaires et contrôleurs de l’action des gouvernements. A ce titre, ils ne doivent être des spectateurs ou des observateurs de la marche économique de leurs Etats mais plutôt des acteurs à part entière », a-t-il déclaré.

            Sur la même question, il a recommandé que des réflexions soient menées en vue de répondre au paradoxe auquel l’on assiste depuis quelques temps, selon lequel nombre d’Etats de la Région se signalent dans l’accumulation des performances notables au plan des indicateurs macroéconomiques, pendant que des indices de la pauvreté demeurent toujours présents et beaucoup plus visibles en milieu rural.

Face à ce paradoxe, il a mis l’accent sur la bonne gouvernance des dirigeants africains, en plaidant singulièrement pour une gestion optimale des finances publiques et la lutte contre l’impunité.

« S’il est permis de s’interroger sur les efforts législatifs consolidés par l’édiction des règles nouvelles contre la corruption, les abus de biens sociaux, le blanchiment des capitaux, le détournement des derniers publics, les déclarations de patrimoine exigées aux plus hautes autorités des Etats, il demeure tout autant urgent de s’appesantir sur des questions de bonne gouvernance, de gestion optimale des finances publiques, de lutte contre l’impunité, etc. », a-t-il relevé.

            Dans ce chapitre lié à l’économique, le président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo a laissé au chef du gouvernement de son pays, Augustin Matata Ponyo, le soin de prendre la parole pour animer un panel autour du modèle congolais de la croissance.

Dom