Lutte contre le paludisme : l’environnement au coeur du 3ème congrès des neurosciences

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En marge de la journée mondiale du don de sang célébrée le 14 juin de chaque année, le  ministre de la santé, Makwenge Kaput,  a procédé  hier lundi  à l’hôtel Sultani dans la commune  de la Gombe,  à l’ouverture du  troisième congrès international de l’Association pour la promotion des neurosciences (Aprones). Pendant deux jours, les scientifiques et les nombreux praticiens venus tant de l’étranger que de la Rd Congo vont réfléchir autour du thème « neurosciences : cerveau et environnement », les experts vont également s’atteler  à décortiquer de fond en comble la question du paludisme, principale cause de  mortalité dans notre pays.

 

              A cet effet,  le professeur  Kayembe Kalembayi, président d’Aprones, a reconnu qu’au moment où son association fête son dixième anniversaire, ces assises sont l’occasion rêvée pour rappeler à tous : praticiens, chercheurs, les pouvoirs publics  et à l’opinion, l’importance de l’implication de l’environnement dans les maladies qui nous affectent au quotidien. Ensuite ils vont faire le point sur les avancées scientifiques enregistrées et les traitements proposés à ce jour contre ces fléaux. Il s’agira aussi pour les experts de dresser  un état des lieux  du paludisme en République démocratique du Congo. Notamment, sa forme la plus virulente, cérébrale (neuropaludisme) et de Konzo, deux maladies, à la base de nombreux cas de mortalité chez les enfants  de six mois à  cinq ans.

 

              Parmi les orateurs qui ont marqué cette première journée,  il y a le Docteur Akele, médecin directeur de l’hôpital pédiatrique de Kalembelembe qui a axé son intervention sur le paludisme grave chez l’enfant. Parlant des statistiques mondiales qui indiquent 1.000.000 de décès causés par le plasmodium, dans cette tranche d’âge à travers le monde, le Dr Akele a relevé que 90% des cas ont été recensés en Afrique subsaharienne. Ces décès, a-t-elle ajouté,  sont  surtout dus au manque de diagnostic précoce  et  la prise en charge tardive des malades. Car, sans un  traitement adéquat, lorsque la maladie se déclare, la mort, a-t-elle  prévenu, intervient dans 20% des cas. En Rd Congo  les formes de paludisme  les plus connues sont la forme neurologique et la forme anémique. A  ces deux causes principales, il faut ajouter le manque des moyens financiers qui ne permet pas aux familles de faire une bonne prise en charge.

              Dressant le bilan de  l’année 2009, elle a indiqué que sa formation médicale  qui dispose des 9 lits a reçu 1.144 malades, dont 556 ont été admis pour la forme grave avec une proportion de 58% pour les garçons et 42 % pour les filles.  Quant aux décès, l’hôpital de Kalembelembe  a enregistré 47 cas avec 28% de cas anémiques. Et pour faire face à cette maladie, il y a deux types de traitement à la quinine qui sont disponibles. On recourt à la perfusion, lorsque le patient n’a jamais été pris en charge et une dose d’entretien dans le cas où celui-ci a déjà bénéficié d’un quelconque traitement.

              Entre autres moyens de prévention pour lutter efficacement contre la maladie à l’hôpital, le Dr Akele a évoqué la mise en place d’une trousse d’urgence aux soins intensifs, un recyclage du personnel médical et des laborantins, mais aussi l’utilisation par les familles de la moustiquaire imprégnée. Par ailleurs, le Dr Luabeya, président du comité international dudit dit congrès a profité de la tribune lui offerte pour remercier la présidence de la République, le président du Sénat, les nombreux bailleurs de fonds pour leurs soutien et les participants pour leur participation.

A.Vungbo

 

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