Lutte contre la pauvreté en RDC : l’ADEAC met en place une banque populaire

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L’ADEAC (Action pour le Développement et l’Autonomisation des Communautés Africaines) a procédé le dimanche 1er novembre 2015, dans la grande salle de l’Université Panafricaine au Congo (UPAC), à la Cité Verte, dans la commune de Mont-Ngafula, au lancement officiel de ses activités. C’était à l’occasion de la journée de sensibilisation sur l’autonomisation organisée à l’intention de ses membres. C’est le professeur Rémy Ngoy, représentant du Directeur de cabinet du chef de l’Etat, Néhémie Mwilanya, qui a procédé audit lancement en présence de la représentante de la ministre des Affaires Sociales, du bourgmestre adjoint de la commune de Mont-Ngafula, de la représentante d’ADEAC/RDC, Solange Masumbuko Nyenyezi Amisi, de l’ADGA de l’INPP, des membres de la coordination d’ADEAC, de plus de 1000 femmes et hommes  venus représenter les 6 pools de cette plate-forme que compte ladite commune, etc.

Selon  Solange Masumbuko, qui a fait la présentation de la structure, l’ADEAC est une association de personnes et d’organisations regroupées autour d’un objectif, celui de promouvoir l’autonomisation des communautés vulnérables, en vue de booster l’émergence de la classe moyenne. Elle a expliqué que cette structure vient répondre à un problème crucial en RDC et même en Afrique, où la classe moyenne n’est représentée qu’à 12%.

Partant de ce constat, a-t-elle soutenu, des femmes et des hommes épris du changement ont trouvé bon de se mettre ensemble pour essayer, tant soit peu, d’apporter la solution adéquate à cette problématique. C’est cette idée d’association et d’entraide commune qui a abouti à la création de la banque populaire, un fonds commun alimenté par la part sociale de chaque membre adhérant. Comme l’a expliqué la représentante d’ADEAC, ce fonds servira ensuite à financer des projets pilotes et innovants sous forme de crédits rotatoires pour tout le groupe.

Elle a signalé également que l’idée de la mise sur pied de la banque populaire était inspirée par l’initiative des Marocains vivant au Canada, qui avaient su s’organiser en coopérative pour atteindre leurs objectifs.

Pour sa part, Rémy Ngoy a, au nom du Directeur de cabinet du chef de l’Etat, salué l’initiative d’ADEAC pour son apport dans la lutte contre la pauvreté en RDC. Il a indiqué que cette vision converge avec celle du chef de l’Etat qui se bat également pour l’émergence d’une classe moyenne au pays. C’est ce qui explique son appui au projet.

Signalons que ce projet démarre par la commune de Mont-Ngafula pour sa phase pilote avec 6 pools (Kindele, Mangwana, Mbudi, Matadi Mayo, Matadi Kibala), avant de s’étendre à toutes les communes de Kinshasa, puis aux 26 provinces du pays.

1000 membres brevetés

A l’issue de cette journée, plus de 1000 membres de la plate-forme ADEAC ont reçu leurs brevets de participation aux différentes formations reçues sur les 5 thématiques, à savoir l’autonomisation et l’émergence d’une classe moyenne dans une entité décentralisée, présentée par le professeur Meya Ngemba ; la création et la gestion d’une entreprise ; les notions sur la coopérative ; la sensibilisation sur l’auto-prise en charge et l’organisation à la base (l’expérience des pays tiers) ; et enfin, la mobilisation communautaire et l’autonomisation pour l’émergence de la classe moyenne en RDCongo.

Il sied de signaler qu’à cette occasion, l’ADEAC a présenté également son cite web (www.adeac-emergence2030.com) à ses membres. Grâce à cet outil de communication, a indiqué Solange Masumbuko, le monde entier pourra suivre et s’informer sur les activités de la plate-forme.

Myriam Iragi