L’UR recommande un dialogue politique franc et sincere

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Norbert Luyeye, président de l’Union des Républicains (U.R.), un parti politique de l’opposition, s’est dit très choqué par le calvaire imposé à la population de la Province du Nord-Kivu à cause de la guerre déclenchée par la rébellion du M23 (une branche du CNDP, membre de la Majorité Présidentielle actuellement au pouvoir en RDC). Pour aider toutes les parties congolaises concernées à trouver une issue heureuse à cette crise – qui vient, selon lui, se greffer sur une autre, celle de la légitimité de ceux qui nous gouvernent par défi – il pense que seul un dialogue franc et sincère conduira à l’entente et à la compréhension des uns et des autres. 

Un dialogue qui devra réunir l’actuel Président de la République Joseph Kabila,  Etienne Tshisekedi qui se réclame Président de la République élu, l’opposition politique représentée par Norbert Luyeye, la vraie Société civile et les groupes armés y compris le M23. Il a fait ces propositions au cours d’un point de presse qu’il a tenu le samedi 22 décembre 2012, au siège national de son parti, au Quartier 4, dans la commune de N’Djili.

            Selon lui, tous les participants conviés à ce dialogue auront le même statut et personne ne se mettra au-dessus des autres. Toutes ces composantes à ce dialogue devront se réunir autour d’un médiateur francophone d’un pays démocratique ou en voie de démocratisation avec un mandat du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour régler cette crise politico-militaire de notre pays. A cet effet, il a affirmé que selon toute vraisemblance, le dialogue de Kampala a échoué et il est temps pour le Conseil de Sécurité des Nations Unies de désigner un médiateur pour des consultations visant le démarrage de ce dialogue pour éviter la reprise de la guerre à l’Est de la RDC. Dans le cadre de dialogue franc et sincère, le cahier de charges de chaque composante sera examiné et en particulier, les prétendues revendications du M23, ainsi que le problème de légitimité au sommet de l’Etat et dans les autres institutions nationales du pays.

Une crise provoquée par la fraude électorale

Norbert Luyeye a rappelé que la classe politique congolaise ne devait pas oublier que cette crise n’est qu’une conséquence des élections passées – que pourtant lui avait déconseillées en prévision de tels désordres – qui ont conduit le pays à avoir deux présidents de la République et des dirigeants au sein des institutions qui se trouvent dans une situation d’illégalité. Concernant le M23, l’U.R. a noté que cette rébellion n’a jamais signé le fameux «Accord du 23 Mars 2009» qu’elle revendique sans titre ni droit. Pour preuve, le M23 l’a si bien compris que son cahier de charges et ses déclarations à Kampala ne se limitent pas seulement aux revendications de cet accord mais touchent à plusieurs aspects étrangers à cet accord.

Enfin, grâce à cette concertation préconisée entre des acteurs sociaux et politiques, l’UR pense que le pays trouvera des solutions globales et définitives pour l’avenir de la RDC et qu’on va ainsi évacuer les problèmes qui se limitent à opposer des individus ou des belligérants. Ipso facto, Norbert Luyeye pense que les travaux et les conclusions de Kampala seront sans objet. A la fin, il a noté qu’à l’occasion d’un tel dialogue, les composantes vont baliser l’avenir tant politique que social et sécuritaire de notre pays. On va même, à cette occasion, répondre aux revendications sociales et penser à la réforme de l’Armée, de la Police et des Services de sécurité, sans oublier l’organisation de futures élections démocratiques, transparentes et crédibles.

Norbert Luyeye

 

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