L’UNPC lance un  appel à la mutualisation des efforts  pour   l’avenir des médias en RDC

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« Viabilisation économique des organes de presse en RDC » : c’est autour de cette problématique que l’Union Nationale de la Presse du Congo a soufflé sur ses quarante -cinq bougies. En effet, créée le 23 mars 1971, l’UNPC est l’organe fédérateur des médias congolais. C’est en cette qualité qu’elle lui est  reconnue par la loi comme la  seules structure habilitée  à conférer à tout  professionnel des médias la qualité de journaliste à travers la délivrance de la carte professionnelle.  Ayant atteint cet âge de maturité, l’actuelle direction a jugé bon de travailler sur les perspectives d’avenir afin de sortir les médias congolais de la précarité.

Pour cette journée anniversaire qui s’est déroulée, le mercredi 23 mars 2016  à l’hôtel Africana Palace, outre les  discours officiels prononcés tour à tour par son président Kasonga Tshilunde, Christophe Tito Ndombi, président du Cesac ainsi que Pascal Amisi, qui représentait le ministre de la Communication et des Médias,  l’UNPC a
battu le rappel de troupes et fait honneur à tous ses anciens présidents, dont le tout premier d’entre eux, Raphaël  Mpanu-Mpanu, accompagné de  Mwissa Camus, son premier Secrétaire Général,  ainsi que Chantal Kanyimbo, actuellement Rapporteur au bureau du Csac, unique femme à avoir été à la tête de l’Union. Tout ce beau monde, de nombreux invités et des professionnels des médias  sont venus  à la fois célébrer un anniversaire mais surtout plancher sur l’avenir d’une profession au carrefour de l’évolution fulgurante de nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Dressant le bilan des  quarante-cinq années de l’UNPC, Kasonga Tshilunde  l’a qualifié de mitigé par rapport aux enjeux et aux missions lui dévolues. Cela est dû  surtout au fait que l’UNPC n’a pas les moyens de sa politique, ce qui par  conséquent l’empêche de remplir correctement ses missions, dont celle d’encadrer les journalistes au quotidien et ainsi éviter les dérapages.

Tito Ndombi a quant à lui axé son intervention  sur les défis auxquels l’UNPC devra faire face. Selon le président du CSAC,  face aux grandes mutations et aux  changements  radicaux que connaît le monde  liés à l’avancée technologique, qui engendrent quelque inquiétude et une certaine angoisse sur l’avenir de la profession, l’UNPC doit trouver de solutions idoines à la précarité, l’insécurité professionnelle et morale de plus en plus croissante dans laquelle vivent ses membres. Dès lors, il est important que l’instance chargée de suivre le comportement des journalistes  soit  en mesure de trouver de réponses appropriées pour la profession. C’est pourquoi,
a-t-il soutenu, sans avoir une baguette magique, l’UNPC au-delà de sa mission  de veiller sur l’éthique et la déontologie professionnelle, doit avoir pour finalité de contribuer à la prospérité des médias afin de permettre aux journalistes de travailler dans de bonnes conditions pour être totalement indépendant vis-à-vis des faits. Car, a conclu le président du CSAC, la mission première du journaliste est de rechercher la vérité,  sa loyauté envers les citoyens à qui il rend service ainsi que la consolidation de la démocratie en RDC.

Enfin, au nom du ministre de la Communication et Médias, Pascal Amisi, son Directeur de cabinet adjoint,  souhaité  voir la loi sur la presse de 1996  dépassée et qui ne correspond plus à plusieurs réalités  du moment subir  un  toilettage ; redéfinir les  concepts de base de la presse, viabiliser économiquement les médias mais aussi que l’UNPC ouvre des espaces de débats sur l’avenir de la profession et
participer  à la vulgarisation de la TNT.

Signalons qu’il y a eu pour  cette occasion un panel divisé en trois groupes qui a discuté de la viabilisation de la presse écrite, de la radio ainsi que de la télévision. Du reste, il est apparu clairement que la profession doit mutualiser ses efforts afin de se liguer face à de multinationales qui viennent rafler toutes les parts du marché
publicitaire en créant des régies publicitaire. L’Etat doit également voter une loi claire sur la publicité afin de mettre de l’ordre dans ce secteur laissé à l’abandon.

VAN