L’Université Catholique de Bukavu sur le haut du podium

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bukavu C’est l’Université catholique de Bukavu qui va représenter la République Démocratique du Congo au concours régional de plaidoirie qui sera organisé en 2015 à Niamey (Niger). Ses représentants à la compétition nationale, clôturée hier mercredi 29 octobre 2014 à la Maison de France (Halle de la Gombe), ont remporté haut la main la troisième édition 2014 du Concours national sur le Droit international humanitaire (DIH).
Face aux étudiants venus de cinq autres universités,  ceux de l’Université catholique de Bukavu (Sud-Kivu) ont obtenu 86 %, (soit 259 points sur 300), talonnés par leurs homologues de l’Université de Kinshasa (Unikin) qui ont obtenu 80 % (soit 230 points sur 300). Quant au prix spécial réservé au meilleur plaideur, il a été attribué à Yannick Miteo de l’Unikin.
Outre les diplômes de l’excellence, les gagnants ont reçu des coupes, des médailles d’or, des téléphones portables, et des appareils photographiques numériques.
Content des exploits réalisés par les lauréats, Diego Alonso, chef de la Délégation adjoint du CICR en RDC, a néanmoins invité les participants à garder à l’esprit que, dans un monde de plus en plus en proie à la violence, sur le plan humanitaire aux conséquences multiples, la condition humaine doit demeurer la principale cause et qu’il est nécessaire de préserver l’humanité au cœur des conflit.
Au nom du ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire et de la Recherche scientifique, son directeur adjoint du cabinet, Maurice Tingu, a indiqué qu’être classé premier ou avoir été éliminé au début des épreuves, cela importe peu. « L’essentiel pour les participants, c’est d’avoir eu confiance en eux-mêmes et d’avoir osé. Une chose est sûre, cette compétition a passé les participants face à la réalité qui passe dans les milieux professionnels et dans les pays en guerre », a-t-il expliqué.
Jury présidé par le Professeur Daniel Makiese, son staff a salué cette jeunesse congolaise qui a démontré effectivement qu’avec une opportunité, ils peuvent bien mettre en évidence  tout ce que les parents, les autorités et les supérieurs ont pu mobiliser. « Aujourd’hui, la jeunesse a joué avec le code, avec le statut et les Conventions internationales », s’est-il réjouit.
Il convient de rappeler que ce concours poursuivait les objectifs de promouvoir par les étudiants en Droit et particulièrement ceux de la deuxième licence, les questions liées au droit international humanitaire ; les sensibiliser aux conséquences liées  aux conflits armés ainsi que développer chez ces étudiants une compréhension des enjeux humanitaires.

Tshieke Bukasa

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