Pour l’UNICEF, les eaux usées c’est le choléra à nos portes

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L’eau sur la terre symbolise la vie et l’homme ne peut vivre sans l’eau. Cela est vrai particulièrement pour les eaux naturelles, encore propres et non souillées par des activités économiques de l’homme sur cette planète Terre. Cette nécessité incontournable a conduit les Nations Unies à prévoir une « Journée Mondiale de l’Eau », qu’on commémore le 22 mars de chaque année avec un thème précis.

L’importance que revêt ce liquide vital dans le travail qu’abat le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) l’a conduit à avoir un thème spécifique : « Les eaux usées et le choléra ». C’est  en corrélation avec le thème général retenu pour cette année par l’Organisation des Nations Unies (ONU) et qui est : « Les eaux usées et les moyens de les utiliser ». Les eaux usées sont, non seulement les eaux ayant servi aux travaux ménagers à la maison, mais aussi et surtout les eaux vomies par de nombreuses usines à travers le monde pour les besoins de la fabrication de milliers d’aliments et de marchandises qui font fonctionner notre société de consommation d’aujourd’hui. Certaines mesures peuvent être prises par les pays à travers le monde pour que ces milliers de tonnes d’eaux usées déversées à chaque instant dans nos rivières, fleuves et océans, soient récupérées et réutilisées pour les besoins de la même économie
de consommation.  Même l’environnement en bénéficierait.

Ceci est particulièrement crucial pour les pays situés dans des zones
désertiques où l’eau est traditionnellement une marchandise très
prisée et rare. En effet, dans plusieurs pays et selon les
circonstances, les eaux usées  font l’objet d’une politique
spécifique. Bien traitées, elles constituent une solution palliative à
plusieurs maux qui menacent la santé de la population en général et
celle du couple « Mère-Enfant » en particulier. C’est ici que l’UNICEF
recommande la bonne gestion et traitement des eaux usées partout où
elles se trouvent, car la négligence et l’utilisation des eaux usées
ou impropres à la consommation est à l’origine de plusieurs maladies
ou décès. Consommer les eaux usées ou les laisser à travers la cité, à
proximité des familles, est synonyme de dissémination des maladies
telles que le choléra ; la malaria et d’autres maladies d’origine
hydrique. Pour l’Unicef et le Réseau des Journalistes Amis de
l’Enfance (RJAE), dans une large mesure, ces maladies sont évitables
par l’hygiène.

La RDC interpellée avec le choléra dans plusieurs provinces

Le thème choisi par l’Unicef, à savoir « les eaux usées et le choléra
» épouse la réalité dans plusieurs provinces du pays. En effet, OCHA
et plusieurs agences humanitaires viennent de publier un rapport
couvrant les deux premières semaines de ce mois de mars, où il
apparaît qu’il y a une persistance de l’épidémie de choléra dans le
territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri et l’épicentre de
l’épidémie se trouve à Mutchatcha dans la zone de santé de Niania. On
a enregistré 341 cas dont 32 décès sur la période du 23 février au 08
mars 2017. Les mouvements de population provoqués par les
affrontements entre les FARDC et les Mayi-Mayi le 10 mars à Mutchatcha
font craindre, selon ce rapport, la propagation de cette épidémie dans
les provinces voisines de la Tshopo et du Bas-Uélé.
En outre, l’Unicef craint aussi que par manque d’une bonne hygiène et
assainissement, la flambée de choléra dans le bassin du Congo ne
s’aggrave. Déjà à la fin de l’année 2016, elle a noté qu’il y avait
dans ce bassin du Congo déjà 22.002 cas de choléra dont 646 décès en
RDC. 5.500 enfants étaient atteints par cette épidémie et qu’il y
avait environ 660.000 personnes dont 316.800 enfants de 0 à 14 ans qui
sont à risque le long du fleuve Congo. La ville de Kinshasa se
retrouve parmi les cités exposées à cette épidémie.

SAKAZ