Luhaka frappe fort à Kinshasa : des matériels clandestins d’internet saisis

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thomas-luhakaComme annoncé la semaine passée dans un communiqué remis à la presse par son cabinet sur la traque des fournisseurs clandestins d’internet,  le Vice-Premier Ministre et ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, Thomas Luhaka, a palpé du doigt  des équipements saisis par des experts des PT/NTIC, de la Police Nationale Congolaise et d’autres services de l’Etat. C’était à l’occasion de sa visite de travail effectuée dans la matinée d’hier lundi 1 juin 2015 dans les locaux de la coordination Nationale de la Police Judiciaire, à la Gombe.

Comme l’a expliqué le Commissaire supérieur  principal de la direction des Télécommunications et Nouvelles Technologies, Jean-Romain Kalemba, la plupart des matériels ont été saisis auprès des sociétés clandestines opérant dans le secteur des PT/NTIC, plus précisément les fournisseurs  d’accès à l’internet.

Il a fait savoir que les équipes chargées de conduire ces opérations ont appréhendé, lors de leurs descentes sur le terrain, des antennes et autres équipements émettant illégalement sur les bâtiments de l’Hôtel Meemling, des Galeries présidentielles, d’Airtel, de New Tec et Sit MAR, etc. « L’opinion se rendra compte de la manière dont ces opérateurs économiques clandestins ne rendent pas les services légaux sur les conditions et les obligations  à remplir pour exercer leurs activités dans ce domaine sensible et sécuritaire des Télécommunications », a-t-il déploré, tout en assurant que sa commission ne ménagera aucun effort pour l’exécution prompte de la mission lui confiée.

         Jean-Romain Kalemba a indiqué que ces opérations font suite à la réquisition du Procureur Général de la République adressée au Commissaire Général Adjoint de la Police Nationale Congolaise en charge de la Police Judiciaire, lui ordonnant de:

-Descendre à travers la ville  de Kinshasa et d’identifier les opérateurs clandestins qui fournissent  leurs services internet sans licence ni acquittement des droits fiscaux au préjudice du trésor public ;

-En cas de découverte, interpeller les auteurs et saisir les matériels dont ils se servent à ce jour ;

-Evaluer les pertes subies par la République ;

-Faire rapport ;

         C’est dans ce cadre, explique-t-il, qu’ils ont procédé à la présentation du résultat partiel de son exécution. Par ailleurs, il a loué le travail abattu par le ministère de PT/NTIC, qui, sous la tutelle du Vice-Premier ministre Thomas Luhaka, a réactivé le service de contrôle, en orientant la méthode de travail qui a abouti à la constitution de la Cellule Tripartite de Traitement des Urgences (CTU), composée des experts délégués du cabinet de Luhaka, du Parquet général de la République, de l’Autorité de Régulation de la Poste et Télécommunications, de l’Agence Nationale des Renseignements, du Secrétariat Général du ministère et de la Police Nationale Congolaise, par la Direction de Renseignements Généraux et celle des Télécommunications et Nouvelles Technologies.

         Prenant à son tour la parole, le Vice-Premier  des PT/NTIC a une fois de plus demandé à tous ceux qui se trouvent dans cette situation d’irrégularité, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour se mettre en conformité avec les lois et les textes qui réglementent  le secteur des PT/NTIC.

         Il a invité à la population à être prudente lorsqu’elle consulte un fournisseur d’accès à l’internet afin de ne pas tomber dans le piège puisqu’il y a des procédures à suivre.

         Lorsqu’un opérateur veut exploiter le service d’internet, a-t-il fait savoir, il doit d’abord adresser sa demande à l’autorité de régulation, qui instruit le dossier à travers les services qui s’occupent des aspects juridiques et techniques. Dès que le dossier est agréé au niveau de ces services, le collège élabore le cahier de charges et l’envoie ensuite auprès du ministre en charge des télécommunications pour son approbation.

         C’est après cette étape, a-t-il expliqué, que le requérant paie le droit unique au niveau du trésor public via le secrétariat général des PT/NTIC.

Perside DIAWAKU