L’UE tire les leçons de ses 12 projets de sécurité alimentaire en RDC

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Du 29 au 30 mai 2017, la Délégation de l’Union européenne en RDC a
organisé un atelier de partage d’expériences à l’intention des acteurs
de mise en œuvre des 12 projets financés par l’UE entre 2010 et 2013,
dans le cadre du programme thématique «Sécurité alimentaire».  Pendant
deux jours, les participants à cet atelier qui s’est déroulé à
l’Espace Texaf Bilembo dans la commune de Gombe, ont analysé ensemble,
sous la direction des experts de la DUE, les leçons apprises de ces
douze projets terminés pour certains et au cours de leur dernière
année d’exécution pour d’autres.
Au regard de la place qu’occupe la question de la sécurité
alimentaire dans l’intervention de l’UE en RDC, ces deux journées
avaient notamment pour objectif, de mieux faire connaitre les
interventions passées, présentes et futures de l’Union Européenne dans
le domaine de la sécurité alimentaire ; de partager et d’analyser avec
le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et
différents acteurs du développement agricole et rural, les leçons
apprises par ces projets, les succès mais aussi les difficultés
rencontrées dans 4 domaines clefs de la coopération de l’Union
Européenne qui sont :
• Promotion d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement.
(différentes expériences d’agroforesterie, pratiques agroécologiques,
diversification des cultures et des variétés, améliorations de la
fertilité des sols, choix des variétés)
• Amélioration de la situation nutritionnelle (conditions à remplir
pour que l’augmentation de la production agricole engendre une
amélioration de la situation nutritionnelle ; actions complémentaires
à prévoir comme l’éducation nutritionnelle ; lien avec les aires de
santé)
• Prise en compte du genre et amélioration de la condition des femmes
(Comment mieux prendre en compte cette dimension dans les projets
agricoles et de sécurité alimentaire)
• Structuration du monde rural et amélioration de la gouvernance
locale (Différents types d’organisations paysannes et liens avec les
autorités locales)
Cet atelier d’échange visait également à mieux faire connaitre les
interventions passées, présentes et futures de l’Union Européenne, en
permettant à chaque organisation de présenter des éléments de sa
stratégie pour l’avenir.
Pour l’Ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry, qui a clôturé ces travaux,
dans son action en faveur de la population congolaise, l’UE voudrait
s’engager dans le long terme en allant au-delà de l’aide humanitaire
qui est plutôt à court terme. A en croire le Chef de la délégation de
l’UE en RDC, cette projection vers l’avenir consiste également à
apporter de l’aide aux populations afin de renforcer leurs capacités
de résilience en ce qui concerne entre autre le changement climatique.
Il a saisi cette occasion pour rappeler aux partenaires
internationaux et nationaux la responsabilité commune à assurer la
pérennité des projets au travers la transmission des connaissances
(renforcement des capacités), aux populations au-delà des aides
matérielles et financières. Il s’agit d’aider les populations ciblées,
en leur donnant les semences pour faire germer le développement
durable.
En ce moment où la plupart des projets se rapprochent de leur fin,
Bart Ouvry a invité les représentants des gouvernements à être
attentif aux capacités générées par les groupes d’acteurs.
Signalons qu’en plus des mécanismes traditionnels de suivi de projet,
la DUE s’est dotée d’un mécanisme spécifique de monitoring régulier
afin de garantir la bonne exécution de ces projets, l’atteinte de
leurs résultats et objectifs.
Myriam Iragi