Lubumbashi : qui sont les commanditaires ?

0
38

Les choses commencent à se préciser dans  l’espace lushois au lendemain de ce qui est convenu d’appeler les remous observés le weekend-end dernier dans la capitale du cuivre. Cela, avec la sortie médiatique de  DIKANGA Kazadi, ministre provincial de l’Intérieur. Ce dernier a déclaré hier que le calme a été rétabli sur toute l’étendue du chef-lieu de la province cuprifère et ses alentours. Plus de peur que de mal. Une vingtaine des personnes ont été appréhendées dimanche dernier. « Ces personnes projetaient de mettre le désordre dans la ville avec des armes de guerre », a indiqué DIKANGA Kazadi sans donner plus de précisions sur les identités de ces prévenus. Toujours selon le ministre provincial de l’Intérieur du Katanga, « il s’agirait d’un gros réseau et d’autres interpellations pourraient intervenir » ,a-t-il fait savoir en promettant de remonter ce réseau petit à petit jusqu’au cerveau moteur, de sorte à identifier tous ceux qui de loin ou de près sont concernés par ce complot.

Psychose

A ce stade des débats, l’on note d’abord la rapidité avec laquelle les services de sécurité ont déjoué le complot en parvenant à mettre la main sur quelques suspects qui sont en train de subir des interrogatoires serrés pour remonter la filière jusqu’au cerveau moteur. Par ailleurs, il y a lieu d’espérer que ces interrogatoires vont se dérouler dans toute transparence pour permettre à la vérité d’éclater. Le vœu de tous les observateurs est d’éviter que des civils ou des militaires innocents ne soient impliqués sans raison valable dans ce « complot » pour être éliminés de la scène politique. Dans un passé lointain, l’opinion a eu à assister à ce type de situations avec des procès bidon mettant en cause des personnalités manifestement innocentes dans le but inavoué de les éliminer politiquement ou physiquement. Des exemples sont légion : coup monté et manqué en 1975 dans l’affaire Colonel Omba Pene Djunga et consorts qui a vu les Forces Armées Zaïroises perdre leurs meilleurs cadres formés dans les académies militaires de l’Occident. L’affaire Major Kalume et consorts en 1977 dont le procès s’est terminé par des condamnations à mort et l’exécution d’une vingtaine des jeunes officiers fraichement sortis des meilleures académies militaires de l’Occident.  Ensuite, le pays va vivre les opérations dites des « enveloppes » qui ont vidé les forces armées zaïroises et de la Police nationale de leurs éléments originaires des provinces du Bandundu, de deux Kasaï, du Katanga et du Kivu. 

 Face à un problème sérieux de sécurité nationale, il est donc important que les personnes chargées des enquêtes les mènent de manière approfondie pour éviter de passer à côté de l’essentiel. Dans ce genre de dossier, il n’y a point de place pour les approximations, l’émotion ou les règlements des comptes. Car le voeu de tous est de connaître la vérité, toute la vérité, de manière à sanctionner les vrais coupables et décourager ainsi  les troubadours de tous bords. 

                                   F.M.

LEAVE A REPLY

*