Lubumbashi : la permanence de l’UDPS scellée

0
281

Des policiers associés aux éléments de la Garde Républicaine ont procédé, hier dimanche 22 octobre 2017 à Lubumbashi, à la mise sous scellé et à l’occupation de la permanence de l’UDPS, dans la commune de Kampemba. Selon Abraham Luakabuanga, Secrétaire National Adjoint et porte-parole de Félix Tshisekedi, président du Rassemblement, qui a livré cette information à la presse, les hommes en uniforme se sont saisis, par la même occasion, des affiches, drapeaux et T. Shirts apprêtés par les cadres et combattants de leur parti en prévision de l’arrivée du dernier cité, ce lundi 23 octobre au chef-lieu du Haut-Katanga.

Ils ont procédé également à l’arrestation de plusieurs combattants qui s’affairaient aux préparatifs d’accueil de leur leader.

C’est le lieu de signaler que de son côté, le Maire de la ville de Lubumbashi a sorti, le samedi 21 octobre, un communiqué interdisant toute caravane motorisée, le déploiement des calicots, l’usage des sifflets et autres instruments sonores ainsi que le meeting qu’allait
tenir Félix Tshisekedi dans le cadre de la tournée de sensibilisation de la « base » du Rassemblement aux actions de résistance à un second « glissement » de calendrier électoral et de soutien à l’option d’une
transition sans le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, et sans Corneille
Nangaa, président de la CENI (Commission Electorale Nationale
Indépendante).
Le mauvais signal venu de Lubumbashi intrigue des millions de
Congolaises et Congolais qui pensaient qu’après avoir intégré le
cercle des Etats membres du Conseil des Droits de l’Homme des Nations,
la RDC allait poser un nouveau regard sur les libertés de
manifestation, de réunion, d’opinion et d’expression. Cela est
d’autant troublant que le premier test de bonne foi est un fiasco qui
renvoie au miroir noir de la restriction de l’espace d’expression
démocratique pour les leaders et partis politiques qui voudraient
émettre un son de cloche différent de celui des hommes au pouvoir.
L’on se demande comment, pendant ses deux années de mandat au sein du
Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, la RDC va-t-elle
continuer concilier son statut de présumé modèle dans le respect des
droits humains et sa « nature » d’Etat policier. Les autorités
congolaises ne vont pas prétendre qu’avec le traitement infligé à
Félix Tshisekedi et aux combattants de l’UDPS et ceux des partis
alliés, membres du Rassemblement, elles ont marqué des points au
palmarès de la promotion et du respect des droits de la personne
humaine.
Kimp