Luanda déterminé à oublier les années sombres, pour consolider la paix et impulser le développement

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angolaLa République d’Angola est dans la fièvre de préparation, à 24 heures, du 40ème anniversaire d’accession du pays à l’indépendance que les autorités veulent fêter avec faste.

En marge de cette fête nationale angolaise, plusieurs événements ont été organisés à Kinshasa le week-end par M. Emilio Guerra, l’ambassadeur angolais en République Démocratique du Congo.

Le vendredi 6 novembre 2015, une exposition photographique et de la peinture congolaise a été organisée dans la salle de conférences Père Boka mieux connu sous l’appellation de CEPAS. Et le lendemain samedi 7, l’ambassadeur Emilio Guerra a animé la conférence de presse chez lui afin d’apporter à la connaissance du public congolais, l’essentiel sur son pays. La politique, l’économie, la société, la culture … Bref, tous les secteurs de la vie ont été passés en revue par l’orateur.

Pour le diplomate angolais en poste à Kinshasa, à 40 ans d’indépendance conquise avec du sang du peuple angolais après 14 ans de lutte armée contre le colonialisme portugais, l’heure a sonné pour travailler afin de mettre définitivement fin aux anciens maux de division et toutes les tentatives de recours à la violence comme moyens de conquérir le pouvoir.

«Le 11 novembre prochain, l’Angola fêtera son 40ème anniversaire d’indépendance conquise en 1975 avec du sang de tous les Angolais, après 14 ans de lutte armée contre le colonialisme portugais.

Aujourd’hui, l’Exécutif angolais travaille pour que les divisions et toutes les tentatives de résoudre les problèmes politiques par la violence ou par la force des armes soient définitivement enterrées et que notre génération et les générations futures choisissent toujours les voies de la paix, de la lutte politique et partisane, pacifique et démocratique pour conquérir le pouvoir ».

Se disant convaincu de la détermination du peuple angolais à s’unir et assurer la cohésion nationale, en dépit de quelques mécontentements ci et là, l’ambassadeur Emilio Guerra croit à l’engagement des Angolais dans la construction d’une société assise sur un modèle de développement durable et inclusif conformément aux recommandations de l’Agenda des Nations unies pour le développement durable à l’horizon 2030.

            Face à cela, fait-il savoir, le cap sera mis sur le social. Pour ce faire, l’Etat est ainsi tenu de changer les modèles et les pratiques de mobilisation et d’utilisation des ressources. Tout le monde sera dans l’obligation de travailler de manière à éviter les gaspillages de ressources.

            Par ailleurs, face à la chute des cours des hydrocarbures ayant contraint la révision à la baisse du budget 2015 pour le ramener à 40 milliards de dollars, le gouvernement a pris des mesures pour réduire la dépendance de l’économie du seul secteur pétrolier.

            «Aujourd’hui, nous les Angolais, nous nous accordons sur un point : il faut diversifier l’économie. A cet effet  l’élevage, les mines, la pêche, le tourisme, les industries de transformation doivent être mis à contribution pour épargner le pays des chocs dus aux baisses du prix du baril de pétrole », a-t-il indiqué.

            Mais, en attendant, l’Etat a recouru à l’endettement dans les limites du raisonnable, selon les propres termes du diplomate. Au total, quelque 12 milliards USD, dont 6 milliards de la Chine et d’autres fonds accordés par des banques, ont été empruntés par Luanda pour faire face à la situation.  Ces fonds serviront à financer les projets de desserte en eau potable et électricité, à construire des barrages hydroélectriques, etc.

Dom