Luambo dans l’attente d’une couche de bitume

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Des accidents sont régulièrement enregistrés sur l’avenue Kasa-Vubu, dans sa partie comprise entre le boulevard Triomphal et l’avenue Kabinda. A la base de cette situation, l’autorisation accordée aux automobilistes d’utiliser la voie dans la direction interdite pour relayer l’avenue LuamboMakiadi via l’avenue Dima. Mais au lieu de se contenter du tronçon Triomphal-Dima, certains automobilistes et de nombreux motocyclistes poussent l’avantage plus loin en allant jusqu’à Kabinda voire Kabambare. Résultat : des conducteurs distraits se retrouvent nez à nez avec des véhicules roulant en sens interdit et…c’est le choc.

            Cette situation, on le sait, est causée par la fermeture d’une partie de l’avenue Luambo pour cause des travaux notamment la construction d’un nouveau pont sur la rivière Kalamu. Ce travail, les observateurs ont eu à le constater, est terminé depuis de nombreux mois. Il restait seulement à relever le niveau de la chaussée pour l’adapter à celui du pont. Ce travail-là aussi est déjà terminé. Et depuis, les bulldozers ont évacué les lieux comme c’est le cas avec l’avenue By Pass où on s’est contenté de mettre une semelle destinée à recevoir le bitume avant de décamper. Là-bas, une partie de la voie est tjours fermée alors qu’on espérait voir les constructeurs  achever complètement la voie fermée et s’attaquer à l’autre partie afin d’ouvrir toute la route à la circulation avant les grandes pluies.

            Pourquoi ce « refus » de terminer les travaux en période favorable ? Pourquoi donne-t-on l’impression d’attendre les grandes pluies qui s’annoncent déjà pour se manifester de nouveau ? L’objectif est-il de voir les pluies détériorer de nouveau la chaussée et redonner du travail à ceux qui avaient gagné des marchés ?

            La conséquence d’un tel comportement est ce que tout le monde constate : les travaux ne se terminent jamais. Cinq ans après l’ouverture de la plupart des chantiers, ceux-ci n’ont pas été refermés et il n’y a curieusement personne pour s’interroger sur ce qui apparaît comme une anomalie majeure. L’impression que cela donne est qu’on travaille sans un véritable plan d’exécution, sauf à penser que les bénéficiaires des marchés sont si puissants que personne n’ose leur faire la moindre observation. Si tel serait le cas, il faut alors pleurer car là où commence l’impuissance de l’Etat, là aussi commence le déclin d’une nation.

Messieurs, il est temps de réagir. S’il vous plaît.

LP.

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