Le «LPN» de Mirindi : le changement à partir du centre

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Créé le 16 décembre 2016 à l’initiative de Jean-Pierre Mirindi Namusihe, assisté de 26 co-fondateurs représentant les 26 provinces issues du dernier découpage territorial, et agréé par le ministère de l’Intérieur en date du 28 août 2017, le LPN (Levons-Nous pour la
Nation), a connu sa sortie officielle le samedi 23 septembre dans la salle Boka du CEPAS, dans la commune de la Gombe. A cette occasion, le précité, à la fois fondateur et président national de ce nouveau parti, a donné la vision de son combat politique à travers un message assorti d’une conférence de presse.

Selon Jean-Pierre Mirindi, le « LPN » se veut le creusent de
l’amélioration du bien-être social des Congolais, du développement, du
changement et de l’éveil patriotique. Conscients que la RDC est
confrontée, depuis des décennies, à une grave crise multiforme aux
plans politique, social et économique, le dernier-né des partis
politiques congolais voudrait refonder la nation en s’appuyant sur les
valeurs de laïcité, de liberté, de justice, d’égalité, de solidarité
et de travail productif et créateur de richesses, de tolérance et de
droit à la différence.
Parti idéologiquement situé au centre, « Levons-nous pour la Nation »
s’est assigné pour mission de concourir à l’expression du suffrage
universel dans le respect des valeurs républicaines ci-haut évoquées,
dans l’unité et l’indépendance de la Nation. Son ambition est de
participer à l’instauration d’une gouvernance citoyenne. Eclairer
l’opinion publique, proposer des voies de sortie de crise, arrêter des
stratégies de conquête démocratique du pouvoir ou à défaut, y
participer, sont autant d’engagements pris par Mirindi et les 26
co-fondateurs de « LPN » dans le but de rompre avec la gouvernance
hasardeuse et corriger les faiblesses institutionnelles du moment.
Bref, cette nouvelle formation politique se bat en vue de l’émergence
d’un nouvel ordre politique, social et économique en République
Démocratique du Congo. Partisan d’un Etat fondé uniquement sur des
valeurs, Jean-Pierre Mirindi a saisi l’occasion pour fustiger le décor
peu enviable d’intimidations des acteurs politiques, de fraudes
électorales, d’achat des consciences qui s’observe lors de la
compétition des urnes, à chaque niveau. Le dernier cas en date est
celui de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans quelques
nouvelles provinces démembrées, au terme de laquelle l’argent et les
tripatouillages ont étouffé la « vérité » des urnes. Candidat
malheureux à ce scrutin, le fondateur de « LNP » a confié n’avoir
nullement l’intention de baisser les bras. Aux prochains rendez-vous
électoraux, son parti va aligner des candidats à tous les niveaux des
scrutins, des locales à la présidentielle.
Kimp