L’Opposition réclame le vrai dialogue

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opposition en turpitude rdcL’Accord de Cascades conclu à Sun city en Afrique du Sud  entre le gouvernement de Kinshasa de l’époque  et le Mouvement de Libération du Congo (MLC) avait divisé la classe politique congolaise en deux camps antagonistes. D’un côté, il y avait les tenants de ce deal politique, et de l’autre, les anti, regroupés au sein de l’ASD (Alliance pour la Sauvegarde du Dialogue Intercongolais) avec le RCD et l’UDPS.

Cet accord accoucha d’une souris à Matadi, chef-lieu de  la province du Bas- Congo, obligeant ainsi tout le monde à revenir en Afrique du Sud, pour la conclusion de l’Accord global et inclusif aboutissant à une transition  avec un régime politique atypique de 1+4.

 Comme l’histoire est une éternelle répétition, le nouveau feuilleton des  concertations nationales ouvertes par le chef de l’Etat le samedi 8 septembre au Palais du peuple, a provoqué la bipolarisation de la classe politique congolaise comme à Sun City, avec le camp des pro-concertations et celui du refus.

Ainsi, 24 heures avant l’ouverture des travaux de cette palabre nationale, l’Union pour la Nation Congolaise   de Kamerhe et ses alliés, désapprouvant les concertations nationales telles que convoquées par l’ordonnance du 26 juin 2013 du président de la république, ont décidé de mettre en place le vendredi 6 septembre, dans les couloirs du Palais du peuple, une synergie des forces socio-politiques dénommée «Coalition pour le Vrai dialogue ».

Dans une déclaration lue par le Secrétaire général de l’Union pour la Nation Congolaise, Ewanga, cette nouvelle coalition, s’appuyant sur la déclaration de l’Opposition du 1er juillet et les résolutions du Conclave du 06 au 11 juillet 2013 à Limete, exige la tenue d’un vrai dialogue, sous l’égide de la communauté internationale, conformément à l’Accord-cadre d’Addis –Abeba du 24 février et à la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité du 27 mars 2013.

Ils ont justifié leur boycott par le refus du pouvoir en place de prendre en compte leurs préalables contenus  dans les résolutions du Conclave de Limete, notamment la libération des prisonniers politiques, la levée du « bouclier » policier autour de la résidence du président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi, la participation de la diaspora et des groupes armés au dialogue, l’insertion de la crise de légitimité et de l’Est dans les thématiques…

Par ailleurs, la  Coalition pour le vrai dialogue estime que les pourparlers de Kampala devaient s’inscrire dans la logique de l’Accord –cadre d’Addis –Abeba et la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies ainsi des questions et dossiers pendants de ces pourparlers reversés dans le vrai dialogue.

ERIC WEMBA

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