L’Opposition prête à saisir la Cour Constitutionnelle

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 Opposition-congolaiseL’Opposition ne s’avoue pas encore vaincue en dépit de l’adoption de la loi sur la répartition des sièges pour les élections locales, municipales et urbaines, lors de la plénière du samedi 25 juillet 2015 à l’Assemblée nationale. Contacté par Le Phare, le député Martin Fayulu a fait savoir que l’Opposition parlementaire déposera incessamment une requête en inconstitutionnalité contre ladite loi, qui énerve l’article 5 de la Constitution, en ne prenant pas en compte les nouveaux majeurs.

« Si la Cour Constitutionnelle ne dit pas convenablement le droit, l’Opposition pourra recourir à la population, conformément à l’article 64 de la Constitution », a menacé le Coordonateur des FAC.

Ce député de l’Opposition a relevé également le caractère illégal de la nouvelle dénomination de cette loi, qui n’était pas inscrite dans l’acte de convocation de la session extraordinaire en cours.

Fayulu a fait noter que la loi sur la répartition des sièges, approuvée par l’Assemblée nationale, est basée sur un fichier électoral devenu à ce jour pollué. Il a, à ce sujet, réaffirmé le lancement de la campagne de l’Opposition pour un nouvel enrôlement de tous les électeurs, en vue de l’établissement d’un fichier électoral plus crédible.

Pendant que les députés de la Majorité adoptaient la loi sur la répartition des sièges à l’intérieur de l’hémicycle, ceux de l’Opposition se trouvaient sur le parvis du Palais du Peuple pour exprimer leur colère. Dans leur déclaration de circonstance, Martin Fayulu, Bamporiki, Baudouin Mayo, Toussaint Alonga …ont dénoncé le passage en force de la Majorité .

Les acteurs de l’Opposition ont perçu la  démarche entreprise par leurs collègues de la Majorité comme le soubassement idéal du glissement tant redouté.

En ce qui les concerne, ils soutiennent le report des élections locales, municipales et urbaines au-delà de 2016, suite aux contraintes politiques, juridiques, financières et techniques, de manière à réserver la priorité aux élections législatives et présidentielle du 27 novembre 2016, dont le délai constitutionnel est intangible.

Les observateurs craignent que cette nouvelle levée de boucliers entre l’Opposition et la Majorité n’aggrave la crise politique qui secoue le pays depuis novembre 2011 et ne provoque des dérapages du genre de ceux de janvier 2015.

Eric Wemba