L’opposition dépose sa proposition de calendrier global

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oppositionEn démocratie, le rôle de l’opposition ne se limite pas seulement à critiquer les institutions du pays mais aussi à faire des propositions pour la bonne marche de la cité.
C’est dans ce cadre que les Forces Sociales et Politiques de l’opposition comptent déposer leur proposition de calendrier global ce mardi 3 mars 2015 au bureau de la Commission Electorale  Nationale  indépendante (CENI).

Réunis le vendredi 27 février2015  au siège des FONUS, dans la commune de Kasa-Vubu, et  après un réquisitoire contre le calendrier publié le 12 février 2015 dernier par la CENI, les groupements politiques de l’opposition avec tous leurs ténors, notamment Kamerhe, Eve Bazaiba, Mwenze Kongolo, Bussa, Olengankoyi…ont, dans une déclaration lue par  Emery Okundi, fait savoir que leur mouture dont la primeur est réservée au bureau de la CENI, postpose les élections locales, municipales et urbaine après 2016. Cette démarche vise une programmation plus rationnelle  des scrutins tout en reconnaissant que ces élections sont  nécessaires à la consolidation de l’Etat de droit et de la démocratie à la base.

Concernant les élections des députés provinciaux, des gouverneurs, des vice-gouverneurs, les acteurs de l’opposition sont convaincus que ces élections sont prioritaires parce que suspendues au cours du cycle électoral 2011-2016 et doivent être organisées en 2015 pour résoudre la question de légitimité, car l’illégitimité érode l’efficacité de l’Etat

Quant aux élections présidentielles et législatives, qui doivent obéir aux contraintes de la constitution en ce qui concerne leurs délais, elles doivent impérativement être organisées en 2016 à la date prévue, soit le 27 novembre 2016. La prestation de serment du nouveau président élu devait intervenir le 20 décembre 2016.

Tout en soulignant que la publication du calendrier électoral  est intervenue le 12 février 2015, c.à.d. quelques heures seulement après la promulgation  le même jour  de la loi portant organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales par le président Kabila, les acteurs de l’opposition ont fait remarquer que conformément à l’article 142 de la Constitution, la loi entre en vigueur trente jours après sa publication au journal officiel, à moins qu’elle n’en dispose autrement.
le calendrier électoral publié par la CENI le 12 février 2015, était sous l’empire de l’ancienne loi abrogée ou la nouvelle ?

« L’on peut aisément constater que le respect des textes n’est pas le côté fort de cette institution d’appui à la démocratie.
De tout ce qui précède, l’opposition a invité la CENI à arrêter son entêtement et son alignement aux thèses  qu’elle qualifie de démocraticides, liberticides et statocides du pouvoir en place pour prendre en compte les préoccupations de toutes les parties prenantes, à savoir les partis politiques, la société civile, même de la communauté internationale.
Faute de quoi, l’opposition menace de s’appuyer sur l’article 64 de la Constitution pour protéger la démocratie.
ERIC WEMBA