L’ONG « Mabele » importe l’expérience française

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Créée le 26 janvier 2010 en France par des Congolais de la diaspora, l’Organisation non gouvernementale dénommée « Mabele » (la terre en lingala) est reconnue depuis le 06 août dernier en République Démocratique du Congo. En marge d’un entretien avec son initiatrice, Antoinette N’samba, de passage à Kinshasa pour son lancement officiel, Le Phare a appris que notre planète, l’environnement ainsi que de tous ses habitants sont menacés en ce XXIème siècle par le réchauffement climatique.

            D’ores et déjà, dans l’optique d’aider la ville de Kinshasa à administrer ses déchets à gérer une politique intégrée partant de la production, la collecte, l’évacuation, le traitement et la revalorisation des immondices, l’ONG « Mabele » médite sérieusement sur un plan de gestion des immondices. Il s’agit, en résumé, d’une collecte primaire de porte à porte qui concernera dans 10 communes (Barumbu, Kalamu, Kasa-Vubu, Kimbanseke, Kinshasa, Kisenso, Lingwala, Masina, Matete et Ndjili). D’après les informations en sa possession, le Programme National d’Assainissement (PNA) dispose de 590 chariots de 500L (0,5m) achetés grâce au financement de la BAD, la capacité installée pour couvrir ces 10 communes du projet est de 295m soit 295 X 4 multiplier par vacations journalières est de 1180 m. D’où 1180m (j. multiplies par 7 jours = 8260m).

            En effet, d’après les calculs des experts de l’Ong «Mabele»,  le total de la population de 10 commune est de 5.028.822 habitants soit le nombre total de ménages est de 5.028.822. Ainsi, la production journalière des déchets est de 3.017 293,2Kg/personne ou 3.017,293 pour les 10 communes. 

Impacts du projet sur l’environnement

            D’après Antoinette N’samba, cette action aura un impact considérable en contribuant à la restauration de l’esthétique ; à la réduction de l’apport de la population atmosphérique ; de rendre le sol productif en permanence ; ravitailler en permanence la nappe phréatique en eau d’infiltration ; régénérer la végétation ; réduire des vecteurs des maladies et des nuisances.

            Sur le plan socio-économique, le projet permettra la réduction des maladies liées à l’état de l’environnement ; de la pauvreté ; l’augmentation des revenus ; l’implication des acteurs économiques dans le processus de gestion des déchets ; l’auto-prise en charge du projet etc.

            L’initiatrice a souligné qu’une bonne étude de faisabilité technique est déjà prise en compte par ses analystes  et rien n’est laissé au hasard, y compris les contraintes physiques ; l’organisation des circuits de pré collecte ; les quantités des déchets susceptibles d’être collectées ; l’évaluation de matériel et du personnel. « Une telle opération devra permettre 2 grandes actions : la maitrise des contraintes techniques, sociales et financières de fonctionnement d’un tel service ; et surtout de mettre à la disposition des municipalistes et les autres partenaires les facteurs réels pouvant permettre de réaliser un chargement d’échelle publique.

            Lors d’un entretien avec la presse le lundi 16 août, la ministre provinciale de l’Education, Environnement, Communication et Genre, Thérèse Olenga, a abondé dans le même sens, en assurant qu’une grande victoire est d’ores et déjà arrachée dans cette bataille pour l’évacuation des déchets. Il s’agit de l’identification de Mpasa (à 35 Km de Kinshasa) comme site de décharge finale, en attendant la désignation des sites intermédiaires appelés aussi stations de transfert.

Tshieke Bukasa

 

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