Lokondo exige la révision de la loi électorale

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Au regard du temps qui reste pour aller aux élections et de l’impératif du calendrier électoral publié le dimanche 5 novembre 2017 par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le député national Henri Thomas Lokondo tient à prévenir le risque lié à la perturbation de l’organisation des scrutins que les Congolais attendent avec impatience.

Pour ce faire, il propose que des mesures soient prises dès maintenant par l’Assemblée nationale allant dans le sens de modifier quelques dispositions de la loi électoralem notamment celles relatives à l’enrôlement des Congolais de l’étranger. Raison : vu les contraintes techniques et financières auxquelles le pays fait face, cette opération présente de gros risques de porter atteinte au calendrier électoral pour la tenue des élections présidentielle et législatives prévues le 23 décembre prochain.

Dans une motion incidentielle faite au cours de la plénière du lundi
30 avril, l’élu de Mbandaka a démontré noir sur balnc comment la
participation de nos compatriotes de l’étranger au processus électoral
pourrait porter préjudice à l’organisation des élections prévues le 23
décembre 2018. Les contraintes techniques et financières constituent
le principal handicap du retard que cela pourrait avoir sur le
calendrier électoral.
C’est pourquoi pour aller vite, et surtout éviter tout énième report
des élections avec des conséquences imprévisibles que l’on peut
s’imaginer, il suggère que le Parlement prenne ses responsabilitésm
pour procéder à la révision des dispositions de la loi,
particulièrement celles relatives à la participation des Congolais de
l’étranger au vote. Et c’est maintenant qu’il faut le faire, parce que
le calendrier de la Ceni prévoit l’enrôlement des Congolais de la
diaspora entre juillet et septembre 2018, période où le parlement sera
en vacances. En plus, personne n’ignore que c’est le moment où tout le
monde sera occupé à peaufiner des stratégies en rapport avec les
scrutins. Autrement dit, tous les élus actuels seront déjà dans la
fièvre électorale.
En outre, H.T. Lokondo qttire l’attention sur le fait que les
Congolais se retrouvent partout à travers le monde. On ne devra pas
privilégier les uns au détriment des autres. C’est-à-dire s’il faut
les enrôler, il faudra le faire sans exclusive. Ce qui est difficile
voire impossible avec le budget actuel de l’Etat, et aussi le temps
qui reste.
C’est ici qu’il a rappelé que même les pays occidentaux qui ont plus
de moyens, certains avaient dû supprimer le vote de leurs compatriotes
de l’étranger pour ne pas perturber l’organisation des élections dans
les délais impartis.
Jugeant pertinente l’observation soulevée par son collègue, le
président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku a dit qu’il prendra
contact avec le gouvernement afin d’en discuter. Aucune objection n’a
été observée dans la salle.

Dom