Loi électorale : l’opposition met Kengo devant ses responsabilités

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Après avoir subi le passage en force de la Majorité dans le processus d’adoption du projet de la loi électorale au niveau de l’Assemblée nationale, l’opposition parlementaire ne s’avoue pas vaincue.

Une délégation composée des présidents des groupes parlementaires de l’opposition a saisi  hier mercredi 6 décembre  le président du Senat, Léon Kengo wa Dondo, au sujet de la loi électorale qui divise la classe politique, toutes tendances confondues.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un lobbying destinés à résoudre la nouvelle crise née au lendemain de l’adoption  du projet du gouvernement.
A l’issue de cet entretient, Christophe Lutundula a rappelé qu’en janvier 2015, le Sénat avait sauvé les meubles et ramené la paix dans le pays après des manifestations de rues contre la première tentative de la Majorité de réviser la loi électorale.

Il a dit  compter sur la sagesse du président du Sénat pour aider la classe politique à trouver un consensus autour de la loi électorale afin de baliser le chemin des élections apaisées et sans exclusion.
Pour l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale,  certaines
dispositions de la loi électorale, notamment le seuil de
représentativité, énerve la Constitution.
Christophe Lutundula n’a pas exclu la possibilité d’une rencontre
entre le Président de la République et les groupes parlementaires pour
résoudre cette nouvelle crise qui menace la concorde nationale et la
paix sociale
Le président du Sénat a promis de répondre aux députés de
l’Opposition dans les 48 heures, le temps pour lui de s’imprégner des
contours de ce projet de loi  électorale adopté à l’Assemblée
nationale.
Pour sa part, le député Alonga a fait savoir que les groupes
parlementaires de l’Opposition sont réconfortés par les révélations de
certains membres du gouvernement selon lesquelles, le texte du projet
de loi électorale défendu par le vice-Premier ministre de l’Intérieur
et adopté à l’Assemblée nationale serait différent de celui débattu et
validé en Conseil des ministres

ERIC WEMBA