Loi électorale : Kiakwama, F. Mwamba et Nkulu favorables aux amendements des acteurs sociaux mais…

0
35

Chantal Kanymbo et Jean Baptiste Ndundu, respectivement présidente du Comité de suivi de la société civile et team leader du groupe thématique «Parlement et Elections» ont déposé hier mardi 22 mars 2011 les propositions d’amendement de la Loi Electorale auprès de quelques acteurs politiques. Accompagnés dans leur ronde  par un groupe des journalistes, ils se sont rendus successivement chez de Kiakwama, François Mwamba et Nkulu Mwenze.

 Choix du suffrage direct comme mode de scrutin des gouverneurs, reconnaissance de la qualité d’électeur aux Congolais de la diaspora, prise en compte des niveaux d’étude et d’expérience comme critère d’éligibilité, listes bloquées alternées pour mieux concrétiser la parité homme -femme… sont 9 des suggestions émises par les « experts des élections» du groupe dirigé par Jean- Baptiste Ndundu.

 Les présidents des groupes parlementaires MLC, PPRD et celui des Chrétiens Démocrates, ont réagi à chaud  sur les grands axes de ces propositions. Promettant d’abord  d’en  discuter avec les cadres de leurs partis et plus tard en plenière lors des discussions sur la Loi Electorale.
Kanymbo et Ndundu ont d’abord été reçus par les Chrétiens Démocrates. Le rituel a été le même lors de ces déplacements. Jean Baptiste Ndundu a expliqué posément à leurs hôtes les grandes lignes de ces amendements avant de leur remettre le texte complet..
 Pour Kiakwama, qui s’est entretenu avec ses hôtes dans un des locaux du Parlement, la societé civile a posé un acte patriotique  en voulant attirer leur attention sur ces problèmes.
En ce qui concerne le vote des Congolais de la diaspora, ce projet certes louable, sera difficile à matérialiser dans un avenir proche pour diverses raisons.
 Quant à la préoccupation portant sur une large représentativité féminine, c’est l’un des chevaux de bataille de ses pairs du parti, qui accordent une grande attention aux groupes vulnérables, a fait observer Gilbert Kiakwama.
 Néanmoins, les femmes ont l’obligation de choisir des «vertebrés» pour faire entendre leurs voix. Enfin, lui aussi aimerait voir des gouverneurs se faire élire au suffrage direct.

   Accueil favorable

 Les deux acteurs sociaux et leur suite se sont dirigés  ensuite au domicile de François Mwamba sur l’avenue Kalemie à Gombe.
 Ayant, comme Kiakwama, apprécié à sa juste valeur, le travail de titan qu’abat, chaque jour les acteurs sociaux, il s’est appesanti longuement sur l’hostilité qui règne entre les «nationaux» et nos compatriotes de la diaspora. Lui même ayant longtemps vécu en Europe comprend clairement les raisons de cette méfiance.
Dubitatif pour le moment quant aux chances du vote des congolais de la diaspora, il a également, comme Kiakwama, appelé les femmes à montrer un réel engagement pour la politique.  «On ne se fait pas des cadeaux en politique», a-t-il ajouté.

Une démarche particulière

 La boucle a été bouclée au siège du groupe parlementaire du PPRD à Gombe.
«Provocateur» par moments, mais néanmoins, posé, le député national Nkulu Mwenze, a donné du fil à retordre à ses hôtes. Adoptant une démarche particulière, il a attiré l’attention des acteurs sociaux sur la complexité de certaines propositions formulées par Ndundu et son équipe.
 Les listes bloquées?  On ne fait pas beaucoup confiance aux chefs de partis. Et si les hommes les plus influents du parti  étaient placés en bas de la liste? Niveau d’instruction? Oui,cela est fondé dans la mesure où on doit avoir des élus suffisamment instruits.  Et l’expérience, cela ne vous dit rien? Bon nombre des intellectuels font de la figuration au Parlement.
Parité? Oui, mais les femmes, reconnues comme des battantes, en politique, sont très peu nombreuses, a-t-il souligné. JB Ndundu a dit qu’il est satisfait de l’accueil réservé à leur «document» par les trois députés.
Jean- Pierre Nkutu
-0-
Rubrique : Actualité
Projet de la Charte de la MP : le RCD/K-ML s’en remet au Congrès
 Dans une déclaration politique datée du 21 mars 2011 et signée Jean Nengbangba, Secrétaire général et Président national intérimaire du RCD/K-ML (Rassemblement Congolais pour la Démocratie/ Kisangani-Mouvement de Libération), le Conseil Politique National (CPN) fait savoir à l’opinion avoir pris acte de la mutation de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) en Majorité Présidentielle (MP). C’était au terme de ses concertations tenues du 19 au 21 mars courant, à sa permanence sise avenue de l’Enseignement n°141, dans la commune de Kasa-Vubu, à Kinshasa.

 Le Conseil Politique National, après avoir pris connaissance du Projet de Charte de la MP, souligne que le RCD/K-ML reste ouvert à toute plate-forme qui partage les mêmes valeurs que celles en rapport avec sa doctrine et son idéologie dont la préoccupation majeure est la recherche du bien-être du peuple congolais.
 Pour ce qui est du fond du Projet de Charte de la Majorité Présidentielle, le Conseil Politique National a décidé de s’en remettre au Congrès avant de lever une quelconque option, en raison de la pertinence de la question et des exigences des textes statutaires du parti. Aussi, dans le souci de lever rapidement toute équivoque, le Congrès du RCD/K-ML va être convoqué incessamment en vue de débattre du contenu de la future Charte de la MP.
 Selon les indiscrétions parvenues au Phare, la ville de Beni serait pressentie pour abriter les assises de cet organe suprême du parti cher à Mbusa Nyamwisi, ministre de la Décentralisation et Aménagement du Territoire.
 Les observateurs constatent que les alliés politiques du Chef de l’Etat se trouvent face à un choix décisif pour leur avenir politique. Presque tous voudraient s’assurer que la nouvelle Charte de la MP ne va pas consacrer la liquidation automatique du deal politique conclu en 2006, à la veille des élections présidentielle et législatives, lequel devrait courir jusqu’à la fin de la législature en cours.
 S’agissant du RCD/K-ML, d’aucuns rappellent que cet ex-mouvement rebelle fut un des tout premiers à faire la paix des braves avec « l’ex-composante gouvernement », en 2002, bien avant l’Accord de Sun City. Quant à sa présence sur le terrain, elle est indiscutable dans le « Grand Nord » (Beni, Butembo, Lubero, Kasindi). Des antennes sont opérationnelles dans d’autres provinces, dont Kinshasa la capitale. A ce titre, Antipas Mbusa, qui s’était désisté en faveur de Joseph Kabila au premier tour de la présidentielle, en juillet 2006, croit être en mesure de peser lourdement encore sur l’électorat de l’Est pour les scrutins de 2011. D’où la prise de position de son Congrès face au Projet de Charte de la MP mérite attention.
   Kimp

 

LEAVE A REPLY

*