L’Observatoire de la Dépense Publique veut ratisser large

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L’Observatoire de la Dépense Publique « Odep » a été présenté au public hier mercredi 5 octobre 2011 au Cercle Français à Gombe. En font membres ; les délégués du GAT, de la Licoco, de SOS Kinshasa, du Recic National, de la Licodef….. . Il a été crée pour fédérer les différentes organisations thématiques membres pour une action concertée afin de mieux suivre et contrôler le processus budgétaire en RDC. Jean Claude Kessous, spécialiste de l’unité Anti Corruption au PNUD, Florimond Muteba, le bishop Djamba, respectivement président du Conseil d’Administration et Directeur Exécutif de cette asbl…. , présents à cette cérémonie, en ont profité pour retracer l’historique de l’Odep, mais aussi le plan triennal de cet Observatoire.

Jean Claude Kessous a fait remarquer que ce projet leur tient à cœur, d’autant plus que cela fait partie du volet anti corruption. Au terme des études menées pour identifier des structures de contrôle des finances publiques , il s’est avéré que l’ Odep peut être compté parmi un des noyaux viables. Il a dit enfin qu’ils vont continuer d’apporter leur appui à cet observatoire.

De son côté, Florimond Muteba a relevé le nouveau rôle censé jouer la société civile de la RDC en cette période. En clair, la lutte doit se recentrer autour des politiques et des mesures susceptibles d’apporter un changement positif et palpable. Ceci dans le rôle et la place du citoyen dans le fonctionnement de l’Etat et de la société que dans son bien-être et celui de la communauté entière.
«Notre plan s’articule, a indiqué le bishop Djamba, sur la structuration et de la consolidation de l’Odep, la promotion de la veille citoyenne, le dialogue des politiques et plaidoyer sur les finances publiques».

A en croire le directeur exécutif Djamba, les activités ont commencé en juillet 2011. D’ici peu, ils vont procéder à la recherche et à l’identification des partenaires, mais aussi formaliser des alliances conclues. Les ténors de l’Odep vont prendre part aux conférences nationales et internationales en matière de dépense publique. Par ailleurs, les membres de l’Odep obéissent au code de bonne conduite.
Ils vont mener des recherches, publier des analyses, élaborer et diffuser régulièrement des notes d’information sur la gestion des finances publiques au niveau national, provincial, local…
Leurs préoccupations seront centrées sur l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, les infrastructures… L’Odep va organiser des sessions de dialogue citoyen avec les gouvernants, entre autre le parlement, le Coref, la Cour des Comptes…
Les espaces de dialogues sociaux de contrôle citoyen sur les finances publiques vont s’exercer dans un premier temps au Bandundu, au Bas- Congo, au Katanga et à Kinshasa.

Rester au milieu du village

Florimond Muteba et Djamba ont été sérieusement « malmenés » par leurs hôtes. Reprenant la parole pour répondre aux préoccupations de l’assistance, ils ont dit qu’ils seraient heureux de voir plusieurs autres structures les rejoindre pour mieux accomplir leur tâche.
Par ailleurs, les animateurs de l’Odep sont des acteurs sociaux de renom. Au cas où certains d’entre eux s’avisaient à traverser la rue, ils ne devraient plus les engager. Les structures associatives qui les utilisent vont les remplacer par d’autres délégués. Ce sont ces derniers qui vont les représenter à l’Odep. De cette manière, ils ne pouvaient pas être juges et parties, ont-ils souligné.

Le travail de l’Odep n’est pas de faire des critiques en règle aux gouvernants, mais de collecter des informations, de faire des dénonciations si cela s’avère nécessaire….. Leur travail va se faire dans deux directions, à savoir celles des gouvernants et des gouvernés. La finalité est d’amener l’amélioration de la gouvernance. Naturellement, ils vont batailler ferme auprès des administrations et autres institutions publiques pour se faire réellement accepter.
Le Katanga connaît beaucoup d’effervescence en ce qui concerne les problèmes à caractère économique, industriel…
Kinshasa est le siège des institutions. On peut puiser des informations au niveau national et provincial. Le Bandundu et le Bas-Congo sont proches de la capitale.
Ces raisons les ont poussées à choisir d’abord ces coins.
«A force de persévérer, nous sommes parvenus à faire comprendre aux autorités que le budget n’est pas un problème exclusif des gouvernants. Le budget n’est plus un sujet tabou», a fait remarquer le directeur exécutif de l’Odep.

Jean- Pierre Nkutu

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