Lititi-Mboka : Koyagialo plaide non coupable et revendique la révision de son procès

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KoyagialoLe gouverneur de la province de l’Equateur, Louis-Alphonse Koyagialo  Gbase Te Gerengbo, a initié une action à la Cour Suprême de Justice(CSJ) pour réclamer la révision de l’arrêt qui l’avait condamné à 15 ans de prison ferme. Il estime qu’il a été condamné gratuitement, sans que sa culpabilité ne soit établie. Il a plaidé non coupable. Et pour soutenir son argumentaire,

Louis-Alphonse Koyagialo Te Gerengbo a cité plusieurs témoins à décharge notamment un agent de l’ANR à l’époque AND, ainsi qu’un ancien étudiant de l’Université de Lubumbashi. Ces témoins ont fait savoir que Koyagialo n’avait participé ni activement ni passivement  à l’opération « Lititi Mboka ». C’était plutôt un plan de travail des étudiants originaires de la province de l’Equateur qui se sentaient marginalisés dans la province du shaba et voulaient exprimer leur mécontentement dans la rue. Les mêmes témoins ont ajouté que pour maintenir la quiétude au sein de l’UNILU et apaiser les esprits des étudiants, Koyagialo avait tenu une réunion de sécurité. Au cours de cette réunion, qui avait même connue la participation des autorités académiques, il n’a pas été question d’incité les étudiants à un conflit ethnique ou tribal.

 Rappel

On tient à rappeler que Koyagialo, après avoir été condamné à 15 ans de prison ferme, au motif qu’il aurait commandité l’attaque des étudiants de l’Université de Lubumbashi avait bénéficié d’une mesure de grâce présidentielles. Et quelques années après avoir obtenu cette mesure de grâce la famille de Ilombe, victime de ladite attaque intervenue dans la nuit du 11 au 12 mai 1990 l’avait trainé en justice pour revendiquer des dommages et intérêts. C’est pour cette raison que le gouverneur de l’Equateur Koyagiolo a saisi la Cour Suprême de Justice. Il a apporté des éléments nouveaux qui n’avaient pas été portées à la connaissance de la cour, notamment les témoignages sus indiqués.

Au note qu’au cours de l’audience publique du lundi 24 février 2014 à la CSJ, le ministère public n’avait posé aucune questions à la partie plaignante Koyagialo.  Et la partie Ilombe n’étant pas présente, la Cour a renvoyé l’affaire au 10 mars 2014 pour la plaidoirie.

Murka 

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