L’ISC décapité : Kabamba révoqué de ses fonctions

0
195

On assiste depuis quelque temps à un coup de balai au niveau des universités et instituts supérieurs de la République. On n’avait pas encore bien digéré la révocation du Directeur Général de l’Université Pédagogique Nationale, voilà que le ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire vient de prendre une mesure similaire à l’endroit du professeur KABAMBA Mueu Sefu. Pour n’avoir pas donné des explications convaincantes en rapport avec les griefs lui reprochés, le professeur KABAMBA Mueu Sefu vient d’être révoqué de ses fonctions à la tête de l’Institut Supérieur de Commerce.

            Par son arrêté ministériel N°022 bis/MINESURS/CAB.MIN/BCL/CD/GG/2013 du 28 février 2013, le ministre Bonaventure CHELO Lostima a mis fin au mandat du professeur KABAMBA Mueu Sefu en sa qualité de membre du Comité de Gestion et de Directeur Général de cet institut supérieur. Cela, pour sauvegarder la paix sociale et surtout la bonne gouvernance de cette institution de l’Etat, indique-t-on dans cette mesure administrative. Cependant, la remise et reprise n’a eu lieu que jeudi dernier entre le directeur général révoqué et le secrétaire général académique chargé d’assumer l’intérim jusqu’à la nomination d’un nouveau directeur général.

            Que reproche-t-on au professeur KABAMBA ? Dès le 18 décembre de l’année dernière, le Premier ministre et chef du Gouvernement avait déjà fait état de la mauvaise gestion et le détournement des fonds à charge du directeur général KABAMBA Mueu. Des griefs retenus dans le rapport d’enquête ad hoc à la page 11. Augustin MATATA Ponyo avait demandé au Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire de « veiller scrupuleusement à ce que le professeur KABAMBA rembourse la somme de 310.143 dollars Us, dont 121.200 sur le crédit des véhicules et 188.943 sur les fonds FOCAS disparus à la RAW BANK par sa négligence ». Le chef du Gouvernement avait par ailleurs demandé l’ouverture d’un audit couvrant la période de deux ans avec le concours du ministre des Finances.

            Dans un premier temps, le ministre de tutelle avait pris en date du 29 décembre de l’année dernière une mesure conservatoire de suspension à charge du professeur KABAMBA Mueu Sefu. Le temps de permettre à la commission d’enquête d’entendre tous les sons de cloche et de vérifier les documents au niveau des banques où étaient logés les fonds FOCAS pour obtenir la traçabilité des mouvements de décaissement et leurs auteurs.

            On rappelle que deux membres du comité de gestion de ces fonds FOCAS avaient été reconnus coupables de la disparition rocambolesque d’une somme importante qu’ils venaient de retirer de la RAW BANK pour payer les primes du personnel enseignant, scientifique et administratif de l’I.S.C. L’un d’entre eux avait été rattrapé et jeté à la Prison centrale de Makala. Un dossier judiciaire le concernant est en cours au niveau des cours et tribunaux et le professeur KABAMBA est soupçonné d’y avoir joué un rôle capital pour n’avoir pas pris des mesures préventives à ce sujet.

            Pour autant, il sied de rappeler que cette mesure de révocation intempestive risque de créer un précédent judiciaire et politique fâcheux au cas où le professeur KABAMBA venait d’être blanchi par les juges. Le cas le plus récent de deux mandataires de l’INSS est encore frais dans la mémoire collective. D’autres mandataires de l’Etat suspendus sans motifs valables depuis plus de deux ans continuent à broyer du noir, car privés de leurs émoluments en violation des lois et règlements de la République. Il en est ainsi de l’Ingénieur civil Alex MABIKA de la R.V.F., et du professeur Justin OKANA de la R.V.A. Affaire à suivre.    Castro

LEAVE A REPLY

*