L’IRDH demande à la CPI et à l’ONU d’enquêter  sur le recrutement des milices au Rwanda et en Ouganda

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L’IRDH invite urgemment le parlement de la RDC, la Cour Pénale Internationale (CPI) et le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à diligenter des enquêtes, afin de vérifier des graves révélations faites par l’ONG Human Rights Watch, sur des exécutions sommaires des manifestants congolais, perpétrées par des miliciens du M23 recrutés au Rwanda et en Ouganda, par le Gouvernement de la République Démocratique du Congo.
En effet, dans son rapport intitulé « RDC : des rebelles ont été

recrutés pour réprimer les manifestations. Des combattants du M23 ont
aidé le président Kabila à se maintenir au pouvoir », publié le 04
décembre 2017, HRW dénonce le recrutement de plus de 200 combattants
du mouvement rebelle M23, dans le but d’étouffer des manifestations
des mouvements citoyens, en 2016. Cette macabre activité aurait
occasionné des exécutions sommaires de plus 62 vies congolaises, entre
le 19 et le 22 décembre 2016.
Au regard de l’extrême gravité des faits allégués, l’accusation
portée contre le Gouvernement de la République de mobiliser des bandes
armées, à l’étranger, contre sa propre population sur son territoire,
faits constitutifs de Haute Trahison ; le parlement a le devoir
d’investiguer, afin de déferrer les présumés coupables devant les
juridictions nationales compétentes.
Par ailleurs, l’impartialité de l’Etat étant mise en cause, l’IRDH
invite la Cour Pénale Internationale (CPI) qui a déjà d’autres
enquêtes en cours, en RDC, de considérer l’intérêt de la justice
qu’ont des victimes des crimes de sa compétence : Exécution sommaire
des civils orchestrée par un Etat membre.
Enfin, la RDC étant membre du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU,
l’IRDH invite cette institution à interpeller le Gouvernement quant à
ce, et, instruire le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de
l’Homme à contre vérifier directement ces graves allégations.